SANTERRE Alfred, Paul

Né le 31 juillet 1851 à Gentilly (Seine) ; mégissier ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était célibataire. Garde au 101e bataillon, comme son père (Voir Santerre Julien), il fut nommé sergent vers la fin de la Commune. Il suivit son bataillon à Cachan. On l’arrêta chez lui, le 12 juillet 1871 ; il serait resté chez un sieur Barré du 22 au 25 mai ; d’après le commissaire de police du quartier de Maison-Blanche (XIIIe arr.), c’était un « partisan exalté de la Commune ».
Il fut condamné, le 26 mars 1872, par le 6e conseil de guerre, à la déportation dans une enceinte fortifiée, peine commuée le 8 octobre 1872 en déportation simple ; il arriva à Nouméa le 28 septembre 1873. Il eut de « très bonnes » notes en déportation ; « il fait acte de soumission » (29 juillet 1876). Santerre vit sa peine ramenée à huit ans de détention le 9 mars 1877, puis remise le 2 avril 1878 ; il rentra par la Loire.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article70597, notice SANTERRE Alfred, Paul, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 12 juillet 2020.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/764 et BB 27. — Note de Louis Bretonnière.

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