SCHMIDT Nicolas

Né le 7 octobre 1835 à Diekich (Luxembourg) ; demeurant à Paris, 97, rue de Monceau (VIIIe arr.) ; journalier ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était marié, père de cinq enfants. Avant 1870, il avait subi trois condamnations : un mois de prison pour coups et injures à un agent de police, trois mois de prison pour contrebande et six mois de prison pour vol.
Il ne fit aucun service durant le 1er Siège ; sous la Commune de Paris, il appartint au 221e bataillon de la Garde nationale, puis à l’artillerie de la VIIIe légion comme simple canonnier. On l’arrêta chez lui le 23 mai 1871.
Il fut condamné par contumace, le 19 mai 1872, par le 4e conseil de guerre, à la déportation simple et à la privation des droits civiques. Depuis son arrestation, il s’était évadé ; on l’arrêta à Douai (Nord) en état de vagabondage et il fut remis à l’autorité militaire, qui avait statué sur son identité par le jugement du 15 avril 1873. Il arriva à Nouméa le 8 décembre 1873, puis obtint la remise de sa peine le 4 mars 1878 ; l’obligation de résider fut levée le 15 janvier 1879 et il rentra par la Vire.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article70786, notice SCHMIDT Nicolas, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 23 juillet 2020.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/777. — Arch. PPo., listes d’amnistiés. — Note de Louis Bretonnière.

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