SCHRUB Nicolas

Né le 25 novembre 1810 à Etting (Moselle), mort le 26 mai 1876 à Rouen (Seine-Inférieure) ; ouvrier tailleur ; militant de l’AIT à Rouen.

Nicolas Schrub constitua, en mars 1867, le Second Cercle de Rouen de l’Internationale, dont le siège fut, provisoirement, installé à son domicile, 16, rue aux Juifs. Le bureau se composait de Duménil, secrétaire, Lefrançois, trésorier, Berroux et Schrub, ce dernier paraissant être le véritable animateur de la Section qui comprenait, à cette époque, 21 membres (Voir liste à Duménil).
Le 26 mars, Schrub écrivait à la rédaction du Courrier français pour envoyer d’une part 20 f pour aide à des grévistes, d’autre part 6,30 f pour la cotisation des 21 membres de la section, à charge pour la rédaction du Courrier français d’acheminer à Londres cette cotisation globale.

Des copies de quatre lettres écrites par Schrub, de mai à août 1867, existent aux archives de la préfecture de police. Celle du 8 août montre que la section fut constituée en opposition à Émile Aubry et sur l’initiative de Schrub qui expliquait à un correspondant parisien, sans doute Chemalé : « Vous vous êtes adressé au citoyen Aubry pour avoir mon adresse, cela ne m’étonne pas qu’il ne vous ait pas répondu ; à raison que le citoyen Aubry est un peu comme Voltaire qui ne voulait qu’il n’y ait qu’un soleille en Europe, Monsieur Aubry ne veut qu’il n’y ait que lui à Rouen » (sic).
Cette mésentente disparut sans doute par la suite et Schrub, devenu membre du Comité fédéral rouennais de l’Internationale, protesta contre l’arrestation d’Émile Aubry, secrétaire correspondant de la Fédération (L’Internationale, 15 mai 1870). Voir Vaughan E.

Schrub fut candidat aux élections municipales de Rouen les 6 et 7 août 1870. Il ne fut pas élu. Voir Aubry.
Sur l’initiative de la Fédération, une manifestation patriotique fut organisée à Rouen le 22 septembre 1870 au cours de laquelle on demanda qu’il ne soit accepté de proposition de paix qu’« à la condition que les Prussiens soient refoulés au delà du territoire français ». Schrub fit partie de la Commission de vigilance élue à la suite de la manifestation et « chargée de se mettre en rapport avec le Comité de défense du département ». (L’Internationale, 9 octobre 1870).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article70823, notice SCHRUB Nicolas, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 24 juillet 2020.

SOURCES : Arch. PPo., B a/439. — Marcel Boivin, Le Mouvement ouvrier dans la région de Rouen, 1851-1876.

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