SENCIER Ferdinand

Né le 8 avril 1847 à Neuilly-sur-Seine (Seine) ; canonnier au 22e régiment d’artillerie, rallié à la Commune de Paris, déporté en Nouvelle-Calédonie.

En 1870, il faisait partie de la 2e compagnie principale du 2e régiment du train d’artillerie, dans l’armée de Paris. Le 1er décembre, cette compagnie fut versée au dépôt du 22e régiment d’artillerie, en garnison à Vincennes ; Sencier était alors en absence illégale. Recherché par les gendarmes il fut arrêté à Neuilly, fin décembre, et emprisonné le 9 janvier 1871 à la maison de la Justice militaire. Il attendait sa comparution devant le conseil de guerre quand survint le 18 mars. Libéré le 20, il se rendit chez ses parents à Neuilly. Le 11 mai, il se réfugia à Rueil (Seine-et-Oise) avec sa maîtresse ; on l’arrêta quelques jours plus tard. Il aurait été vu conduisant dans Neuilly un caisson d’artillerie attelé de deux chevaux blancs. Un autre témoin l’aurait vu servant des pièces de canon à la barricade du pont de Neuilly.
Les renseignements les plus défavorables avaient été recueillis sur son compte. Condamné, le 7 juillet 1871, par le 1er conseil de guerre, à la peine de mort, il vit sa peine commuée le 29 décembre 1871 en déportation dans une enceinte fortifiée, avec dégradation militaire ; il arriva à Nouméa le 2 novembre 1872. Il obtint la remise de sa peine le 15 janvier 1879.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article70904, notice SENCIER Ferdinand, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 28 juillet 2020.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/728. — Arch. PPo., listes d’amnistiés. — Note de Louis Bretonnière.

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