SÉRIGNÉ Michel

Né le 17 février 1839 à Narbonne (Aude) ; marin ; communard, évadé au cours de sa déportation vers la Nouvelle-Calédonie.

Michel Serigné était célibataire. Il avait servi dix ans dans la marine de l’État et fut libéré avec le grade de caporal d’armes de 2e classe. Il avait subi cinq condamnations : deux en 1856 à quinze jours de prison pour vol, une en 1857 à un an et un jour de prison pour vol, une en 1861 à la réduction à la paie d’apprenti marin pour abandon de poste, puis en 1866 à un an de prison pour désertion à l’intérieur.

Pendant le 1er Siège, il servit dans la marine avec son grade ; il fut licencié le 8 mars 1871 avec un certificat de bonne conduite et la mention « a rempli les fonctions de son grade avec une aptitude supérieure » ; il travaillait alors au Bouillon-Duval. Le 5 avril, il fut incorporé comme maître-canonnier dans l’équipage de la Claymore. Sérigne était signalé dans un rapport du 25 avril comme « ne manquant jamais son but ». Il fut blessé au début de mai, au cours d’une fausse manœuvre.
Condamné, le 30 janvier 1872, par le 4e conseil de guerre, à la déportation dans une enceinte fortifiée, il vit sa peine commuée le 27 novembre 1879 en dix ans de bannissement ; il s’était évadé du transport l’Orne, en rade de Melbourne, le 21 avril 1873.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article70945, notice SÉRIGNÉ Michel, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 29 juillet 2020.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/743. — Arch. PPo., listes d’amnistiés.

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