SILVESTRE Édouard

Né à Paris — il dit être né à Tours, cf. notice contumax, 8 avril 1879 — en 1832 ; négociant en dentelles ; adhérent de l’AIT ? ; communard.

Durant la Commune de Paris, il exerça les fonctions de commandant de la XIe légion et de colonel du 140e bataillon de la Garde nationale. Il aurait appartenu à l’Internationale.
Édouard Silvestre devint suspect, et Delescluze le dénonça en ces termes : « Il y a un certain Silvestre, orléaniste très connu, que vous avez nommé colonel et qui s’est refusé quatre fois de marcher à l’ennemi » (Procès-Verbaux..., t. I, p. 403 — séance du 23 avril). En dépit des protestations de Cluseret, Silvestre fut arrêté le 22 avril 1871 et demeura vingt-deux jours en prison. Il fut libéré à l’occasion de l’enterrement de son frère, capitaine fédéré, tué à la tête de sa compagnie.
Après la défaite de la Commune, il réussit à fuir. Considéré comme « très dangereux » et accusé de responsabilités dans l’exécution des otages, il fut condamné par contumace, le 16 janvier 1873, par le 4e conseil de guerre, à la peine de mort. Silvestre avait gagné l’Alsace. Il demeura quatre ans et demi à Strasbourg, puis en fut expulsé « en raison des articles révolutionnaires qu’il publiait dans un journal du pays ». Il fut déclaré en faillite. Il s’était réfugié à Bâle puis, à partir de décembre 1876, il séjourna à Genève. Le 7 février 1880, le consul de France le recommandait pour une mesure de grâce.

Il demeurait, 12, boulevard Poissonnière, à Paris (IXe arr.). Marié, il était père de deux enfants.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article71030, notice SILVESTRE Édouard, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 2 août 2020.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/865, n° 6851. — Arch. Min. Guerre, 4e conseil, n° 855. — Arch. PPo., listes de contumaces. — P.V. Commune, op. cit.

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