SIMON Nicolas, Louis

Né le 14 avril 1849 à Paris ; chiffonnier, soldat au 2e bataillon de chasseurs à pied ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Enfant naturel, il perdit sa mère de bonne heure et exerça très tôt le métier de chiffonnier. Il fut soldat au 2e bataillon de chasseurs à pied. Il avait été condamné deux fois à Paris : le 2 mars 1868, à un mois de prison pour vol et blessure et, le 5 décembre 1868, à un mois de prison également pour mendicité.
Soldat de la classe 70, il n’avait pas répondu à l’appel. Il contracta en août un engagement à l’armée du Nord pour la durée de la guerre. Il revint avec son bataillon au début de mars 1871, puis déserta. Sous la Commune de Paris, il s’enrôla dans la 2e compagnie de marche du 237e bataillon de la Garde nationale ; il fut blessé au début de mai.
Le 22 janvier 1872, il fut condamné à 25 f d’amende pour coups, le 3 avril 1873, il bénéficia d’un non-lieu pour vol, puis, le 29 août 1873, il encourut quinze jours de prison pour outrage et rébellion. On l’arrêta le 9 octobre 1873. Condamné, le 23 décembre 1873, par le 2e conseil de guerre, à la déportation dans une enceinte fortifiée et à la dégradation militaire, il vit sa peine commuée le 25 mars 1874 en déportation simple, puis, le 11 novembre 1878, en cinq ans de bannissement ; il obtint la remise du reste le 26 avril 1879. Il était arrivé à Nouméa le 4 janvier 1875.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article71080, notice SIMON Nicolas, Louis, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 3 août 2020.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/801 et BB 27. — Note de Louis Bretonnière.

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