SMITZ Jules, François

Né le 10 août 1834 à Saint-Germain-en-Laye (Seine-et-Oise) ; marié, sans enfant ; blanchisseur. Ancien sergent au 1er régiment de zouaves, il avait été libéré en 1859. Il avait été condamné, en 1861, à quinze mois de prison pour escroquerie ; en 1867, à deux mois de prison pour vol, en 1869, à treize mois de prison pour escroquerie. Pendant le 1er Siège, il fut lieutenant au 146e bataillon ; le 7 avril, il fut nommé capitaine de la 2e compagnie de marche. Il fut blessé, le 21 mai, porte de Vanves. « Arrêté trois fois, il avait été mis deux fois en liberté parce que, prétendit-il, il aurait donné au général de Cissey des renseignements utiles au moment de l’entrée des troupes dans Paris ». La troisième fois, il fut condamné, le 23 octobre 1871, par le 3e conseil de guerre, à vingt ans de détention. Emprisonné un temps à Clairvaux (Aube), il refusa le travail et, en même temps que lui, environ soixante-dix de ses camarades ; il maintenait son refus en septembre 1872 (cf. BB 24/770). Il obtint une remise de deux ans le 4 mars 1878, puis du reste le 15 janvier 1879.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article71145, notice SMITZ Jules, François, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 6 août 2013.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/765. — Arch. PPo., listes d’amnistiés.

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