NOUAILHETAS Charles, Olivier, René, Marie

Par Pierre Vincent

Né le 15 août 1939 à Saint-Jean-d’Angély (Charente-Inférieure) ; agent de conduite ; secrétaire de la Section technique nationale Agents de conduite CGT (1963-1974) ; membre du bureau de la Fédération CGT des cheminots (1970-1973).

Issu d’un milieu ouvrier, fils d’un plâtrier, Charles Nouailhetas intégra la SNCF comme apprenti aux ateliers de Saintes (Charente-Inférieure) en 1953. Attiré par la conduite, il devint chauffeur vapeur en 1957, puis passa le concours d’élève mécanicien. Trop jeune, il lui fallut attendre sa nomination après le service militaire. Nommé en région parisienne, il accéda à la conduite électrique et devint mécanicien de route. Il connut donc par son expérience toute l’évolution de son métier.
La guerre d’Algérie et l’arrivée au pouvoir du général De Gaulle le mobilisèrent et, en 1958, il adhéra à la CGT puis au PCF.
En 1963, il prit la direction de la Section technique nationale ADC, sans avoir encore occupé d’importantes responsabilités syndicales. Il fut choisi car il n’était pas impliqué dans les conflits qui opposaient des militants plus confirmés. Il s’attela à cette tâche avec passion et réussit pleinement à atteindre les objectifs assignés, à un moment de constantes évolutions techniques et de luttes significatives (grèves de 1969). Charles Nouailhetas fut membre du bureau fédéral de 1970 à 1973. Très attaché à la pratique de son métier, il accepta ces charges, à condition de ne pas avoir le statut de permanent.
Après avoir quitté ses responsabilités syndicales, il milita dans les organismes du PCF à Paris-Saint-Lazare et fut membre du comité fédéral de Paris. Ce fut un militant attachant, très populaire parmi les agents de conduite notamment.
Il avait joué un rôle éminent lors de la grève de mai 1968 dans un lieu névralgique, celui de la gare de Paris-Saint-Lazare. Trente ans après, il impulsa et coordonna la réalisation d’une brochure relatant cet épisode (30 ans après mai 1968. Les cheminots de Saint-Lazare se souviennent et témoignent).
À son départ en retraite, avec son épouse, il largua les amarres au sens figuré comme au sens propre, en choisissant de vivre sur un bateau et en suivant le fil de l’eau sur les canaux et rivières.
Marié en décembre 1958 à Royan (Charente-Maritime) avec Christiane Babin, ils ont cinq enfants ; une fille est cheminote, une autre est mariée avec un cheminot.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article7115, notice NOUAILHETAS Charles, Olivier, René, Marie par Pierre Vincent, version mise en ligne le 30 juin 2008, dernière modification le 17 avril 2012.

Par Pierre Vincent

SOURCES : Arch. Fédération CGT des cheminots. — Comptes rendus des congrès fédéraux. — Notes de Jean-Pierre Bonnet et de Georges Ribeill. — État civil.

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