SOLIGNAC Antoine

Né le 19 juillet 1832 à Castelnau-de-Mandailles (Aveyron) ; demeurant à Paris ; porteur aux halles ; communard.

Il était marié avec Jeanne Cabanes, sans enfant. Pendant le 1er Siège, il appartint à une compagnie sédentaire du 143e bataillon de la Garde nationale ; il continua son service après le 18 mars 1871. Il prétendit avoir cessé tout service à partir du 20 avril. Il s’était rendu coupable d’une arrestation illégale : celle de la femme d’un gardien de la paix.
Arrêté en juin 1871, il fut condamné, le 30 mars 1872, par le 14e conseil de guerre, aux travaux forcés à perpétuité. Après sa condamnation, on intercepta des lettres « dénotant un esprit profondément haineux et remplies des accusations les plus outrageuses contre Monsieur le Président de la République » ; le 27 novembre 1872, il vit sa peine commuée en dix ans de travaux forcés, puis il obtint la remise du reste le 15 janvier 1879 ; il rentra par la Loire.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article71164, notice SOLIGNAC Antoine, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 6 août 2020.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/762. — Arch. PPo., listes d’amnistiés. — Note de Louis Bretonnière.

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