SPALTI Sébastien

Né le 15 avril 1839 à Netstal (canton de Glaris, Suisse) ; il habitait à Paris depuis 1863 ; tailleur d’habits ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était célibataire. Fin avril 1871, il entra à la 3e compagnie de marche du 196e bataillon de la Garde nationale ; le 13 mai, il alla à Montrouge ; on l’arrêta le 28 mai porte de Romainville.
D’après le commissaire de police du quartier des Halles (Ier arr.) c’était un « homme sombre, d’opinions très exaltées et qui croyait au triomphe de la Commune ». Il fut condamné, le 9 décembre 1871, par le 14e conseil de guerre, à la déportation simple et à la privation des droits civiques. Il arriva à Nouméa le 9 février 1873. Il obtint de "bonnes notes" en déportation, en dépit d’une condamnation, le 15 janvier 1875, à trois ans de prison et 500 f d’amende pour outrages, gestes et menaces envers des agents dans l’exercice de leurs fonctions, voies de fait envers les mêmes agents. Il obtint la remise de sa peine le 11 mars 1879 et rentra par la Loire.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article71258, notice SPALTI Sébastien, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 9 août 2020.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/757. — Arch. PPo., listes d’amnistiés. — Note de Louis Bretonnière.

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