STIFFLER Laurent

Né le 21 octobre 1837 à Rothau, arr. de Saint-Dié (Vosges) ; demeurant à Paris ; graveur sur bois ; concierge ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était célibataire. En 1865, il avait été condamné à trois mois de prison pour complicité d’adultère (la condamnation n’est pas indiquée au casier).
Adjudant-payeur au 126e bataillon de la Garde nationale, depuis le 2 mars 1871, il continua son service jusqu’au 30 mars. Cette fonction fut alors supprimée dans tous les bataillons, et il redevint simple garde, mais remplit par intérim les fonctions d’officier-payeur, sans en avoir le grade, le titulaire étant malade. Le 3 avril, il rejoignit son bataillon à Issy ; le 4, il tira plusieurs coups de fusil au plateau de Châtillon ; les 9 et 15 avril, il fut nommé officier-payeur ; il alla deux fois à Issy. Après l’entrée des troupes, il resta, dit-il, chez lui.
Il fut condamné, le 27 novembre 1871, par le 7e conseil de guerre, à la déportation dans une enceinte fortifiée, peine commuée le 18 mai 1872 en déportation simple ; il arriva à Nouméa le 2 novembre 1872. Il obtint la remise de sa peine le 15 janvier 1879.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article71317, notice STIFFLER Laurent, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 11 août 2020.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/743. — Arch. PPo., listes d’amnistiés. — Note de Louis Bretonnière.

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