THIÉBAULT Pierre

Né le 11 novembre 1827 à Fossé (Ardennes) ; bandagiste ; communard.

Il avait servi treize ans au 15e régiment de ligne. Il prétendit avoir reçu un certificat de bonne conduite à sa libération en 1860.
Pendant le 1er Siège, il était capitaine dans une compagnie sédentaire du 203e bataillon de la Garde nationale ; il y resta comme simple garde après avoir donné sa démission le 9 janvier 1871. Il ne fit aucun service sous la Commune de Paris avant le 10 mai, prétendit-il ; du 10 au 24 mai, il était planton à l’état-major de la légion, mairie du Xe arr. ; blessé le 24, rue du Faubourg-Saint-Martin (Xe arr.), il fut fait prisonnier ; il demeura trois mois à l’hôpital.
Il n’était pas considéré « comme un politique bien dangereux » selon le commissaire du gouvernement. Condamné, le 15 décembre 1871, par le 13e conseil de guerre, à la déportation simple et à la privation des droits civiques, il vit sa peine commuée le 25 mai 1872 en cinq ans de détention, puis réduite à quatre ans le 13 janvier 1875 ; la remise du reste lui fut accordée le 24 juillet 1875.

Pierre Thiébault demeurait à Paris, 217, rue Saint-Maur (Xe arr.). Marié, il était père d’un enfant.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article71697, notice THIÉBAULT Pierre, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 6 septembre 2020.

SOURCE : Arch. Nat., BB 24/742.

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