THOMAS Charles

Né le 1er décembre 1829 à Nantes (Loire-Inférieure) ; garçon de bureau ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était marié, père de deux enfants. Ancien militaire, il était engagé volontaire en août 1870. Pendant le 1er Siège, il appartint au 3e bataillon de marins détaché à Paris. Libéré le 17 mars 1871 à Cherbourg (Manche), il serait revenu à Paris le 18 et se serait mis le 26 à la disposition de l’amiral Saisset. Il entra, le 6 ou le 8 avril, au 91e bataillon sédentaire ; élu lieutenant fin avril, il passa capitaine le 8 mai. Tombé malade le 10 mai, il garda le lit jusqu’au 20 mai, selon un certificat. On l’arrêta le 22 ou le 23 mai chez lui ; on le libéra, puis on l’arrêta à nouveau le 16 juillet ; d’après le commissaire de police des Épinettes (XVIIe arr.), c’était un « homme d’opinions exaltées ».
Condamné, le 20 novembre 1871, par le 13e conseil de guerre, à la déportation dans une enceinte fortifiée, il vit sa peine commuée le 10 juillet 1872 en déportation simple, puis en huit ans de détention le 12 décembre 1878 ; la remise du reste lui fut accordée le 15 janvier 1879. Il était arrivé à Nouméa le 4 mai 1873, il rentra par la Picardie.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article71773, notice THOMAS Charles, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 10 septembre 2020.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/759. — Arch. PPo., listes d’amnistiés. — Note de Louis Bretonnière.

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