THOMAS Édouard, Georges, Louis

Né le 12 juillet 1844 au Havre (Seine-Inférieure) ; demeurant à Paris ; voilier ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était marié, sans enfant. Il avait été condamné, le 16 mars 1864, par le tribunal maritime commercial réuni à Papeete (Tahiti), à six mois de prison pour désobéissance et refus formel d’obéir ; les renseignements recueillis sur lui n’étaient pas très satisfaisants (selon la police).
Pendant le 1er Siège, il fit partie d’un corps de francs-tireurs, puis de l’artillerie de la Garde nationale ; après l’armistice, il reprit son travail. Le 15 avril 1871 il se fit incorporer dans l’artillerie du IVe arr. Nommé lieutenant le 19 avril, il partit pour Neuilly et y resta deux à trois jours. Il rentra à Paris puis démissionna. Le 30 avril, il alla comme simple artilleur au Moulin-Saquet. Fait prisonnier dans la nuit du 3 au 4 mai, il fut condamné, le 23 janvier 1872, par le 16e conseil de guerre, à la déportation simple ; à Nouméa, il fut condamné, le 27 juin (ou 17 mai ?) 1875, à cinq ans de prison et à cinq ans de surveillance pour complicité d’évasion ; il obtint une remise de deux ans le 10 octobre 1876 et fut autorisé, le 4 octobre 1878, à résider à Nouméa ; par la suite, il fut bien noté ; amnistié le 15 janvier 1879, il rentra par la Picardie.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article71777, notice THOMAS Édouard, Georges, Louis, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 10 septembre 2020.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/751, n° 5062. — Arch. PPo., listes d’amnistiés.

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