TONNET Joseph, Constantin

Né le 21 janvier 1837 à Connantre (Marne) ; demeurant à Paris, 23, rue de Jussieu (Ve arr.) ; comptable ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était marié, père d’un enfant. Il avait été condamné par défaut, en mai 1870, à six mois de prison pour abus de confiance. Depuis cette condamnation, jusqu’à l’époque de la Commune, il n’avait pas reparu à son domicile. Ancien sous-officier pendant le 1er Siège, il devint sergent-major du 13e bataillon de la garde mobile de la Seine ; en cette qualité, il avait été décoré de la médaille militaire.
Lors de l’insurrection, il fut nommé adjudant. Au début de mai 1871, devenu lieutenant d’état-major, il fut attaché au ministère de la Guerre. Il se cacha du 22 au 28 mai, puis entra ce même jour à l’hôpital Necker ; on l’arrêta le 15 juillet.
Condamné, le 23 février 1872, par le 5e conseil de guerre, à la déportation simple et à la privation des droits civiques, il arriva à Nouméa le 28 septembre 1873. Il vit sa peine commuée le 30 avril 1877 en sept ans de prison ; il obtint la remise du reste le 15 janvier 1879.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article71902, notice TONNET Joseph, Constantin, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 15 septembre 2020.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/774. — Arch. PPo., listes d’amnistiés. — Note de Louis Bretonnière.

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