OURADOU Jacques, Antoine, Achille.

Par Jacques Girault

Né le 6 mars 1905 à Carcassonne (Aude), mort le 23 mars 1997 à Lézignan-Corbières (Aude) ; instituteur dans l’Aude ; militant syndicaliste du SNI ; militant socialiste, conseiller général, maire de Lézignan-Corbières.

Jacques Ouradou, maire de Lézignan-Corbières.
Jacques Ouradou, maire de Lézignan-Corbières.

Son père était ouvrier ferblantier et sa mère, sans profession à sa naissance, devint « ouvrière » selon son témoignage. Jacques Ouradou, instituteur dans l’Aude en 1926, fut nommé peu après à Lézignan-Corbières où il se maria en avril 1929 avec une institutrice, fille du receveur municipal. Le couple eut un enfant. Il fut par la suite directeur de l’école de garçons puis du cours complémentaire après la guerre.

Membre du Syndicat national des instituteurs (CGT) depuis 1926, Ouradou fut élu au conseil syndical de la section départementale du syndicat en 1932. Membre du bureau syndical, trésorier adjoint en 1932, secrétaire adjoint de la section en 1934, réélu en juillet 1936, il soutint les positions de Joseph Cerny*, lors de la réunion du conseil syndical, le 10 décembre 1936 qui demandait la liberté de commerce avec l’Espagne pour permettre la victoire républicaine. Lors des élections du bureau syndical, le 3 juin 1938, il fut candidat et élu avec neuf autres militants sur une liste n’approuvant pas les analyses pacifistes de la direction du SNI. Gréviste le 30 novembre 1938, il fut sanctionné de huit jours de retenue de traitement et de l’annulation d’une promotion au choix. Mobilisé au début de la guerre, il participa aux actions clandestines contre l’occupant et le régime de l’Etat français avec les socialistes du département.

Jacques Ouradou adhéra au Parti socialiste SFIO au début des années 1930. Après la Libération, il reprit des activités syndicales et milita surtout dans le Parti socialiste SFIO dont il fut nommé en novembre 1963 secrétaire adjoint de la fédération.

Élu conseiller municipal en octobre 1947, il devint troisième adjoint alors que le maire était Julien Mailhac communiste qui démissionna en octobre 1949 puisqu’il était opposé au projet de déviation qui convenait à la majorité des élus. Les socialistes revinrent alors à la tête de la municipalité. Ils l’emportèrent à nouveau en mai 1953 et Ouradoi devint deuxième adjoint. Le maire Augustin Richou mourut accidentellement en décembre 1956. Après les élections complémentaires de janvier 1957, le 25 janvier, Ouradou fut élu maire de Lézignan-Corbières et passé au Parti socialiste, fut constamment réélu jusqu’en 1983.

Candidat suppléant socialiste SFIO aux élections sénatoriales de 1959, il fut élu conseiller général du canton de Lézignan, le 16 septembre 1963 après le décès de Soucaille), réélu en 1967, en 1973, mais ne se représenta pas en 1979.

Comme maire, Jacques Ouradou fit construire des gymnases, un palais des fêtes, une piscine municipale, une maison de retraite, plusieurs cités d’habitat social. En 2005 son nom fut donné à la principale place de Lézignan-Corbières.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article7192, notice OURADOU Jacques, Antoine, Achille. par Jacques Girault, version mise en ligne le 30 juin 2008, dernière modification le 12 octobre 2021.

Par Jacques Girault

Jacques Ouradou, maire de Lézignan-Corbières.
Jacques Ouradou, maire de Lézignan-Corbières.

SOURCES : Arch. mun. Lézignan-Corbières (Dominique Géa). — Renseignements fournis par l’intéressé en 1975. — Arch. de l’OURS, dossiers Aude. — Presse syndicale et locale. — Notes de Gilles Morin.

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