TOUPÉ François, Guillaume

Né le 19 août 1832 à Rennes (Ille-et-Vilaine) ; demeurant à Paris, 8, passage d’Angoulême (XIe arr.) ; mécanicien ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était veuf, père de deux enfants. Il avait été condamné en 1865 à 16 f d’amende pour contravention aux lois sur la police des chemins de fer ; toutefois, les renseignements recueillis sur lui étaient bons : « ouvrier laborieux, sans opinion politique ».
Ancien militaire, il était, pendant la guerre contre la Prusse, ouvrier contremaître de l’État à la cartoucherie de Beauséjour, à Nantes (Loire-Inférieure) ; puis à celle de Toulouse (Haute-Garonne). Fin mars 1871, il vint à Paris ; le 2 avril, il se présenta à la cartoucherie du quai de Billy dont l’entrée lui fut refusée par un garde d’artillerie resté à Paris sur ordre de l’administration supérieure. Il y revint le 6 avril, avec une commission de directeur, et y fut installé ; lors de l’entrée des troupes, il se retira chez lui. On l’arrêta le 30 mai à la cartoucherie où il était retourné.
Il fut condamné, le 2 mai 1872, par le 20e conseil de guerre, à la déportation dans une enceinte fortifiée ; il arriva à Nouméa le 9 août 1874. On fit valoir sa vieille mère, son fils et son demi frère soldats et, le 27 juin 1876, il vit sa peine commuée en cinq ans de bannissement ; à partir de 1877, il vécut à Bruxelles ; il obtint la remise du reste de sa condamnation le 19 juillet 1878.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article71928, notice TOUPÉ François, Guillaume, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 16 septembre 2020.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/751 et H colonies 102. — F. Sartorius, J.-L. De Paepe, Les Communards en exil. État de la proscription communaliste à Bruxelles et dans les faubourgs, Bruxelles, 1971. — Note de Louis Bretonnière.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
Version imprimable Signaler un complément