TRICOUT Edmond

Né le 28 janvier 1833 à Coulommiers (Seine-et-Marne) ; demeurant à Paris, 108, rue de la Folie-Méricourt (XIe arr.) ; serrurier ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était veuf, père d’un enfant. Il fit un congé au 98e régiment d’infanterie et fut libéré sans certificat de bonne conduite. Le 21 février 1859, le 1er conseil de guerre de la 1re division militaire le condamna à trois mois de prison pour bris de clôture dans un bâtiment d’État et destruction d’un effet d’habillement.
Pendant le 1er Siège, il était sergent à la 5e compagnie sédentaire du 194e bataillon de la Garde nationale. Fin avril 1871, il fut nommé sous-lieutenant. Il prit des gardes à plusieurs reprises à la caserne de gendarmerie, rue des Minimes (IIIe arr.). Le 21 mai, les compagnies sédentaires du 194e bataillon furent conduites à Passy (XVIe arr.) et Tricout fait prisonnier.
Condamné, le 6 décembre 1871, par le 5e conseil de guerre, à la déportation simple et à la privation des droits civiques, il arriva à Nouméa le 4 mai 1873. Il obtint la remise de sa peine le 15 janvier 1879.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article72026, notice TRICOUT Edmond, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 19 septembre 2020.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/748. — Arch. PPo., listes d’amnistiés. — Note de Louis Bretonnière.

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