TRIPON Jean-Baptiste, Vital

Né le 24 décembre 1830 à Troyes (Aube) ; papetier ; communard.

Jean-Baptiste Tripon était papetier. Il habitait Paris, au 5, boulevard des Filles-du-Calvaire (IIIe arr.). Célibataire, il vivait en concubinage.
Tripon avait subi plusieurs condamnations : le 9 janvier 1857, à cinq jours de prison pour injures à des agents de la voie ferrée et contravention à la police des chemins de fer ; le 17 mai 1862 à 50 f d’amende pour coups volontaires, le 7 mai 1864 à trois mois de prison et 16 f d’amende pour mise en vente de dessins sans autorisation et outrage à la morale publique, puis le 20 décembre 1867 à six mois de prison et 500 f d’amende pour vente de photos obscènes.
Caporal, pendant le 1er Siège, à la 3e compagnie du 24e bataillon de la Garde nationale, il continua son service durant quelques jours après le 18 mars 1871, puis son bataillon fut dissous par les fédérés. Le 1er avril, il ouvrit un magasin de papeterie, puis il devint caporal, au début de mai, à la 10e compagnie du 24e bataillon.
Après la Commune, il dénonça un de ses voisins, le sieur Braud, entrepreneur de pompes funèbres, comme ayant servi dans les rangs fédérés, et celui-ci fut condamné à un an de prison ; Tripon, à son tour, fut dénoncé par la femme de Braud. Une requête de Tripon en avril 1874 au ministère de la Justice parle « des doctrines perverses [de la Commune] qui ont amoncelé tant de désastres et de sang ». Il nia avoir servi la Commune. Il fut condamné, le 4 novembre 1873, par le 4e conseil de guerre, à cinq ans de détention.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article72038, notice TRIPON Jean-Baptiste, Vital, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 19 septembre 2020.

SOURCE : Arch. Nat., BB 24/797.

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