TROYON Charles, Frédéric

Né le 12 septembre 1837 à Colombier dans le canton de Vaud (Suisse) ; il résidait à Vincennes (Seine) ; ouvrier jardinier ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était célibataire. En 1870, il se trouvait en France depuis une quinzaine d’années. Pendant le Siège, il servit comme caporal dans les francs-tireurs de la Presse. Licencié le 30 mars 1871, il se fit incorporer dans le 1er bataillon de la Garde nationale (les Éclaireurs de la Seine) en formation place Vendôme (Ier arr.) ; on le fit prisonnier le 28 mai à Belleville. Il avait tiré par force, dit-il, sur les Versaillais.
Incarcéré douze mois à Brest (Finistère), puis condamné, le 17 mai 1872, par le 9e conseil de guerre, à la déportation simple et à la privation des droits civiques, il arriva à Nouméa le 28 septembre 1873. Il obtint la remise de sa peine le 15 janvier 1879 ; il rentra par le Var. Voir Zwahlen D.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article72077, notice TROYON Charles, Frédéric, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 20 novembre 2020.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/781. — Arch. PPo., listes d’amnistiés. — Arch. fédérales, Berne, carton 193 (cote actuelle). — Note de Louis Bretonnière.

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