VALANCHON Joseph

Né le 22 juin 1839 à Champlitte (Haute-Saône) — qui peut être Champlitte-et-le-Prélot ou Champlitte-la-Ville ; demeurant à Neuilly (Seine), 4, rue Peyronnet ; fonceur en papiers peints ; communard.

Célibataire, il vivait en concubinage. Ancien militaire, il avait été rappelé pour la durée de la guerre et incorporé au 20e bataillon de chasseurs à pied. Il fut cassé de son grade de sergent pendant la campagne « pour ivrognerie et lâcheté devant l’ennemi » ; libéré le 17 mars 1871, à Cherbourg (Manche), il avait une feuille de route pour la Côte-d’Or, mais alla à Paris. Il entra comme clairon au 200e bataillon de la Garde nationale. Nommé capitaine au début de mai, il refusa et passa au 93e bataillon ; il ne quitta pas son domicile les derniers jours.
On l’arrêta le 30 juillet 1871, pour tapage nocturne. Condamné, le 24 avril 1872, par le 23e conseil de guerre, à quinze ans de détention, il obtint une remise de quatre ans le 23 décembre 1878, puis remise du reste le 15 janvier 1879.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article72173, notice VALANCHON Joseph, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 26 septembre 2020.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/771. — Arch. PPo., listes d’amnistiés.

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