VALDENAIRE Joseph

Né le 17 avril 1837 à Fraize (Vosges) ; y demeurant ; ouvrier tisserand ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était célibataire. Ancien militaire, il s’était engagé en août 1870 dans les francs-tireurs des Vosges. Forcé de battre en retraite, il vint à Paris au début de septembre et entra dans le corps des francs-tireurs Lafont-Mocquart ; il était manœuvre à Asnières lorsque survint le 18 mars 1871. Le 15 avril, il se fit incorporer au 259e bataillon de la Garde nationale ; le 15 mai, il était élu capitaine adjudant-major ; le 19 mai, il alla à Neuilly, et le 21 il fut fait prisonnier à Levallois-Perret.
Il avait été condamné le 31 mai 1864, par le 1er conseil de guerre de Metz (Moselle), à six mois de prison pour destruction volontaire d’effets militaires ; par ailleurs, les renseignements étaient bons. Il fut condamné, le 12 décembre 1871, par le 20e conseil de guerre, à la déportation dans une enceinte fortifiée ; il arriva à Nouméa le 9 août 1874. Il fut bien noté en déportation ; le 12 juin 1872, il vit sa peine commuée en déportation simple, puis, le 14 février 1878, en sept ans de détention.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article72179, notice VALDENAIRE Joseph, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 26 septembre 2020.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/749 et BB 27. — Note de Louis Bretonnière.

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