VAN HAELE Ferdinand, Auguste

Par Pierre-Henri Zaidman

Né le 15 mars 1837 à Paris (Ier arr. ancien) ; photographe-sculpteur ; domicilié 30, rue Doudeauville (XVIIIe arr.) ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Élu sergent pendant le Siège de Paris dans le 64e bataillon de la Garde nationale, il continua de servir pendant la Commune de Paris et fut élu lieutenant. Il était avec son bataillon le 18 mars 1871 à Montmartre, et il combattit aux avant postes d’Issy et à Passy ; le 23 mai, il aurait été vu à la barricade de la rue Doudeauville (XVIIIe arr.) près de son domicile et aurait tiré sur les Versaillais, puis il se cacha chez la mère de sa concubine, rue Byron (VIIIe arr.), où il fut arrêté le 28 mai.
Le rapport d’instruction lui reprocha d’avoir cherché les gens qui ne voulaient pas servir la cause insurrectionnelle et de les avoir forcés à se faire incorporer dans les bataillons fédérés ; il aurait également provoqué l’arrestation de deux femmes d’agents de police qu’il fit écrouer à la Préfecture.
Selon le commissaire de police de son quartier, « sous l’apparence calme, il cacherait une grande exaltation et aurait été un habitué constant des clubs ». Condamné, le 14 octobre 1871, par le 8e conseil de guerre, à la déportation dans une enceinte fortifiée, pour faits insurrectionnels, détenu au fort Boyard et à Saint-Martin-de-Ré, il fut transporté par l’Orne et arriva à la presqu’ile Ducos le 3 mai 1873. Il vit sa peine commuée en cinq ans de bannissement le 19 novembre 1878 ; amnistié le 29 mai 1879 sous condition d’expulsion du territoire français, il rentra par la Loire.
Il mourut le 5 mars 1898 à Paris (Xe arr.).

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article72282, notice VAN HAELE Ferdinand, Auguste par Pierre-Henri Zaidman, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 26 octobre 2020.

Par Pierre-Henri Zaidman

SOURCES : Arch. Min. Guerre, GR 8 J 256 (45) et GR 8 J 564. — Arch. Paris, D2R4 14 et V4E 9023 (1035). — ANOM, COL H 103. — Arch. PPo., listes d’amnistiés. — L’Industriel-de-Saint-Germain-en-Laye, 18 novembre 1871.

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