VERNER Jean

Né le 18 octobre 1853 à Goutz (Suisse) ; demeurant à Paris, 18, rue de Viarmes (Ier arr.) ; cuisinier ; communard.

Il était célibataire. Pendant le 1er Siège, il était simple garde à la 3e compagnie du 5e bataillon. Après l’armistice, il reprit son travail jusqu’à fin avril 1871. Il se fit alors incorporer à la 1re compagnie de marche du 112e bataillon fédéré. Le 7 mai, il alla à Neuilly et y resta quinze jours ; le 22 mai, il s’arrêta porte Bineau, brûla quelques cartouches et se rendit à la troupe.
Les renseignements recueillis sur lui étaient bons. Condamné, le 1er mai 1872, par le 7e conseil de guerre, à la déportation simple, il vit sa peine commuée le 1er août 1872 en cinq ans de prison avec privation des droits civiques. Il arriva à Landerneau (Finistère) le 11 mai 1875. Il avait passé auparavant vingt-sept mois à Embrun (Hautes-Alpes). Sa conduite est dite mauvaise ici et là ; on le taxait d’insubordination.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article72506, notice VERNER Jean, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 8 octobre 2020.

SOURCE : Arch. Nat., BB 24/750.

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