VIARD Henri, Joseph, Victor

Né le 29 avril 1850 à Paris ; y demeurant ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était célibataire ; soldat de 2e classe au 35e régiment d’infanterie. Il avait fait partie pendant le 1er Siège du 108e régiment de ligne comme conscrit de la classe 1870. Il passa au 35e régiment le 25 février 1871 et fut puni, quelques jours après, d’un mois de prison pour absence illégale. Le 18 mars 1871, il entra à l’hôpital de Lourcine, et s’en évada le 29 pour se rendre chez ses parents, 50, rue Basfroi, à Paris ; en retournant à l’hôpital il fut arrêté et forcé de revenir chez ses parents. Il travailla jusqu’au 30 mai chez un sieur Vigneron, cordonnier. Tel était son récit ; d’après des témoins, au contraire, il avait porté l’uniforme de garde national. On lui reprocha une perquisition et une séquestration ; il les nia. On l’arrêta en septembre 1871. Il s’était, dit-il, présenté deux fois et inutilement aux bureaux de la place pour faire régulariser sa situation.
Il fut condamné, le 16 février 1872, par le 22e conseil de guerre, à vingt ans de travaux forcés et à la dégradation militaire. Il arriva à Nouméa le 24 octobre 1872. Le 1er novembre 1876 (ou le 23 novembre ?), il tenta de s’évader de l’île Nou avec Trinquet, Vinot, Allemane, Chinardet, etc. Ils furent rattrapés. Il fut condamné le 22 décembre 1876, par le 1er conseil de guerre de la colonie, à cinq ans de travaux forcés et vingt ans de surveillance, pour évasion et vol. Il refusa de formuler un recours en grâce ; il eut une assez bonne conduite et travaillait assez bien. Le 17 mai 1879, le reste de sa peine fut commué en une durée égale de bannissement ; il obtint la remise du bannissement le 8 mai 1880.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article72580, notice VIARD Henri, Joseph, Victor, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 12 octobre 2020.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/762 et BB 27. — Notes de Louis Bretonnière.

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