VILLERS Louis, Adolphe

Né le 19 mai 1831 à Anizy-le-Château (Aisne) ; demeurant à Paris, 21, rue du Cirque (VIIIe arr.) ; concierge-tailleur ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie, où il mourut.

Il était marié, père de deux enfants. Pendant le 1er Siège, il fit partie de la 3e compagnie de marche du 71e bataillon de la Garde nationale. Au début d’avril 1871, il fut élu caporal. Il passa sept jours au fort d’Issy, puis rentra à Paris et n’aurait pris aucune part à la lutte jusqu’au 12 mai ; mais ceci fut démenti par des témoins. Le 22 mai, il aurait tiré, sans l’atteindre, sur une nommée Marie Dubel qui avait critiqué son attitude favorable à la Commune, et sur d’autres personnes qui ne fermaient pas leurs fenêtres. Villers nia. On l’arrêta le 31 mai, place de l’Europe (VIIIe arr.).
D’après les renseignements donnés par le commissaire de police du quartier de la Madeleine (VIIIe arr.), c’était un ivrogne et un partisan exalté de la Commune. Condamné à mort, le 26 mars 1872, par le 8e conseil de guerre, il vit sa peine commuée, le 13 juillet 1872, en travaux forcés à perpétuité ; sur son dossier figure la mention « décédé » : il était mort à l’île Nou le 14 mai 1873.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article72709, notice VILLERS Louis, Adolphe, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 17 octobre 2020.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/761. — Archives nationales d’outre-mer (FR ANOM COL H 354).

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