VINCENT Jules

Né le 9 juin 1837 à Saint-Étienne (Loire) ; ouvrier armurier ; demeurant, 9, rue Brea à Paris ; communard.

Il était célibataire. Jules Vincent fut condamné à Paris, le 12 mai 1860, à un an de prison et 50 f d’amende pour escroquerie. Pendant la guerre franco-prussienne, il fit partie du Comité de défense du IXe arr. d’où il fut expulsé pour escroquerie.
Nommé administrateur à la Bibliothèque nationale au début d’avril, sur recommandation de Cournet, semble-t-il, il ne chercha pas à s’imposer, mais à se faire tolérer et il y réussit par un total effacement. « Plus préoccupé de s’enrichir par des moyens douteux que de servir la révolution sociale », il se fit remettre 30 000 francs par la délégation des Finances pour payer le personnel, mais il ne versa que 20 000 francs au comptable de la Bibliothèque. Vincent fut relevé de ses fonctions le 27 avril, non pour cette escroquerie, mais parce que son passé douteux fut découvert.
Après la défaite de la Commune, il réussit à passer en Angleterre où il se trouvait encore en 1874, puis à Bruxelles, et c’est par contumace que le 4e conseil de guerre le condamna, le 27 juin 1874, à la déportation dans une enceinte fortifiée.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article72770, notice VINCENT Jules, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 19 octobre 2020.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/861, n° 4636. — H. Dubief, « L’Administration de la Bibliothèque nationale pendant la Commune », Le Mouvement social, n° 37, octobre-décembre 1961.

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