VITRY Ernest

Né le 31 mars 1853 à Paris ; y demeurant, 5, rue Roussin (XVe arr.) ; fumiste ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était célibataire. Il avait été condamné en 1868 à vingt jours de prison pour complicité de vol.
Pendant le 1er Siège, il servit comme infirmier militaire ; libéré le 10 mars 1871, il s’engagea le 18 avril, à la 3e compagnie de marche du 45e bataillon fédéré. Ce bataillon fut licencié le 9 mai et Vitry passa alors aux Francs-Tireurs de la Commune. Fait prisonnier le 22 mai à l’École militaire, il fut condamné, le 13 avril 1872, par le 10e conseil de guerre, à la déportation simple et à la privation des droits civiques ; condamné, le 9 novembre 1875 (ou le 23 septembre 1875), par le conseil de guerre de Nouméa, à la peine de mort pour tentative d’assassinat sur la personne d’un de ses codétenus, il vit sa peine commuée en vingt ans de travaux forcés ; il obtint remise du reste de la condamnation le 27 novembre 1879.

Il semble y avoir une confusion avec un autre Ernest Vitry.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article72819, notice VITRY Ernest, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 20 octobre 2020.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/774, n° 9479 S 72. — Arch. Min. Guerre, 10e conseil de guerre (n° 452). — Arch. PPo., listes d’amnistiés.

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