WARNIER Édouard, Jean-Marie

Né le 23 juin 1835 à Paris ; coiffeur ; communard, déporté en Nouvelle-Calédonie.

Il était marié, sans enfant. Ancien soldat du 7e régiment de chasseurs, il fut libéré en 1850 avec un certificat de bonne conduite.
Pendant le 1er Siège, il servit comme caporal. Le 30 mars 1871, il fut élu lieutenant à la 7e compagnie du 133e bataillon de la Garde nationale. Il aurait, dit-il, donné sa démission le 25 avril 1871.
D’après le commissaire de police du quartier de la Gare (XIIIe arr.), c’était un « homme d’une très mauvaise conduite et d’une très mauvaise moralité ». D’après le commissaire du gouvernement, « il reste sur le compte du suppliant bien des doutes à éclaircir ». Condamné, le 17 avril 1872, par le 3e conseil de guerre, à la déportation dans une enceinte fortifiée, Warnier arriva à Nouméa le 28 septembre 1873. Il obtint la remise de sa peine le 28 février 1877 ; l’obligation de résider fut levée le 15 janvier 1879 ; il rentra par la Picardie.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article72939, notice WARNIER Édouard, Jean-Marie, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 24 octobre 2020.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/764. — Arch. PPo., listes d’amnistiés. — Note de Louis Bretonnière.

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