WIBRATE Nicolas

Né le 7 janvier 1832 à Vlanville (Lorraine) — Vionville (Moselle) ? ; demeurant à Paris ; cocher de remise ; communard.

Il était marié, père de trois enfants. Aucune condamnation ne figure sur l’extrait de son casier judiciaire qui se trouve au dossier, mais lui reconnaissait avoir été condamné en 1869, à Paris, à deux mois de prison pour cris séditieux.
Ancien militaire, il avait été nommé capitaine à la 7e compagnie du 244e bataillon de la Garde nationale, le 23 septembre 1870, et il conserva ce grade après le 18 mars 1871. Il fit seulement du service intérieur, prétendit-il. Il renvoya ses hommes le 22 mai, se mit en civil et se réfugia avec son lieutenant, le sieur Garbin, rue Saint-Sabin (XIe arr.), puis rue Abbatucci et enfin avenue de Wagram où il resta caché jusqu’au 11 juin.
Condamné, le 10 novembre 1872, par le 7e conseil de guerre, à cinq ans de détention, il obtint la remise du reste de sa peine le 23 décembre 1874, mais la privation des droits civiques et les cinq ans de surveillance furent maintenus.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article73004, notice WIBRATE Nicolas, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 27 octobre 2020.

SOURCE : Arch. Nat., BB 24/750.

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