WILMART Raymond, dit Wilmot

« Employé de commerce de nationalité belge » (selon Arch. Nat. C 2884, pièce 53) ; vint d’Angleterre pour assister au congrès de La Haye (septembre 1872) dont il fut un des secrétaires, en tant que délégué de la section de Bordeaux (Gironde) de l’Association Internationale des Travailleurs.

D’après J. Guillaume, s’appuyant sur Dubiau, ancien membre du Comité fédéral de Bordeaux de l’Internationale (lettre publiée dans La Liberté de Bruxelles, n° du 27 avril 1873), Wilmart aurait reçu mandat de la Fédération bordelaise de voter contre le Conseil général de Londres alors qu’il soutint ce dernier durant tout le Congrès (J. Guillaume, l’Internationale, Documents et Souvenirs, op. cit., t. II, p. 322, n. 1 et p. 326). La vérité paraît être assez différente si l’on se réfère aux procès-verbaux des réunions tenues à Bordeaux les 5, 8 et 12 août 1871 par les sections de l’Internationale aux fins de nommer un délégué au congrès de La Haye et de déterminer le mandat qui lui serait confié (cf. Arch. Dép. Gironde, série M, dossier 1868-1875). À la séance du 8, la résolution suivante fut adoptée relativement à la deuxième question (Opinion des sections girondines sur le différend de Genève. Que devra faire notre délégué ?) : « Les sections girondines déplorent cette dissidence ; elles adjurent le congrès de faire justice de ces querelles de personnalité en revenant à la stricte observation du pacte fondamental de 1866. Le délégué devra démontrer le danger que le schisme fait courir à l’Association et rappellera au congrès que l’attitude du Conseil général actuel et ses empiétements, autoritaires ont jusqu’à un certain point justifié les fédérations dissidentes. D’autre part, il dénoncera à ces dernières le prince peu paysan Bakounine qui les excite à la scission afin d’arriver à la formation d’une société s’occupant moins des travailleurs, beaucoup de politique, dont il deviendrait le chef, aidé en cela par les déserteurs du travail et les ambitieux plus occupés de faire percer leur personnalité que de consacrer leur talent à la prospérité de l’Association ».

Wilmart vota l’exclusion de Bakounine et de J. Guillaume mais se prononça pour le maintien à Londres du siège du Conseil général. Ce fut la position des blanquistes. Voir Lucain.

En 1873, Wilmart émigra à Buenos-Aires.

Liste des habitants de Bordeaux réputés membres de l’Internationale après la Commune : Billot, Bonnard, Carré, Claverie, Laterrade, Lemotheux, Magin, Martinet, Nestier, Pariset, J. B., Passerieux, Paulet, Prascinore, Rousselle, Wilmart.
Pour les adhérents de l’Internationale antérieurement à la Commune, Voir Pachy et Vézinaud.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article73020, notice WILMART Raymond, dit Wilmot, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 9 mai 2010.

SOURCES : (autres que ci-dessus) : La Première Internationale (J. Freymond), op. cit.. — M. Molnar, Le Déclin de la Première Internationale, op. cit.

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