WOLF Jean

Né le 10 décembre 1835 à Porcelette (Moselle) ; demeurant à Paris ; employé dans une raffinerie ; communard.

Il était marié, père de deux enfants. Ancien sergent de chasseurs à pied, il devint, pendant le Siège, capitaine d’une compagnie de marche du 133e bataillon de la Garde nationale. Le 31 octobre 1870, il vint, avec une importante partie du 101e bataillon, prendre position dans le XIIIe arr. Il servit d’intermédiaire entre le comité révolutionnaire qui s’installa à la mairie du XIIIe arr. sous la présidence de Passedouet, et un club de l’avenue de Choisy ; il aurait dit être membre du Comité. Sous la Commune, il assista aux affaires de Châtillon, de Neuilly, de Villejuif. Il prétendit avoir donné sa démission le 1er mai 1871, être rentré chez lui le 23 et avoir contribué à détruire une barricade le 25 ; il fournit un certificat à l’appui de cette dernière allégation.
Condamné, le 7 novembre 1871, par le 11e conseil de guerre, à cinq ans de détention, il vit sa peine réduite à quatre ans de prison le 19 juin 1875 et obtint la remise de la surveillance le 25 mai 1877.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article73053, notice WOLF Jean, version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 28 octobre 2020.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/733. — Arch. Min. Guerre, 11e conseil (n° 61).

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