WOLFF (ou WOLF) Isaac.

Né à Paris le 26 janvier 1836 ; typographe, communard.

Isaac Wolf était marié, père de trois enfants. Il était typographe. Avant 1870, il était employé au télégraphe de l’Hôtel de Ville.
Il servit la Commune comme capitaine au 176e bataillon fédéré et comme employé au secrétariat de l’Hôtel de Ville de Paris sous la Commune. Il était par ailleurs membre de l’Association Internationale des Travailleurs.
Son dernier domicile connu avant 1871 était, 182, rue du Bac, à Paris, VIIe arr. (la notice contumax indique, 29, rue Tiers, XIIIe arr.). Il ne ferait alors vraisemblablement qu’un avec Wolff, membre du Club démocrate socialiste du XIIIe arr. qui adhéra en bloc à l’Internationale le 25 novembre 1870 (cf. Dict., t. IV, p. 50).
Par contumace, le 3e conseil de guerre condamna Wolff, le 29 avril 1874, à la déportation dans une enceinte fortifiée.
Il se réfugia à Londres où il appartint à la Section fédéraliste française de 1871. Franc-Maçon, il fut sans doute Vénérable des Philadelphes avant d’être affilié à la loge révolutionnaire « la Fédération » fondée par Vésinier et Landeck en mai 1872.
Il gagna ensuite la Belgique, où il arriva le 7 janvier 1874 ; il en fut expulsé dès le 6 février et se rendit, croit-on, en Hollande. Il était demeuré « en relations avec les internationalistes et les réfugiés ». L’auteur de la notice contumax le peint sous les traits les plus noirs et le rend notamment responsable du suicide de sa mère. Il résidait à nouveau en Belgique en 1879.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article73058, notice WOLFF (ou WOLF) Isaac. , version mise en ligne le 26 juillet 2009, dernière modification le 27 juillet 2020.

SOURCES : Arch. Nat., BB 24/859 A, n° 3412 et BB 27. — Arch. Min. Guerre, 3e conseil (n° 1643). — Arch. PPo., listes de contumaces. — Arch. Gén. Roy. Belgique, dossier de Sûreté n° 272573 (en 1880). — F. Sartorius, J.-L. De Paepe, Les Communards en exil. État de la proscription communaliste à Bruxelles et dans les faubourgs, Bruxelles, 1971. — André Combes, « Les Philadelphes et autres loges de Communards... ", Chroniques d’histoire maçonnique n° 35, 1985. — Notes de M. Cordillot.

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