GIRARD André, Germain

Par Jean-Pierre Besse

Né le 25 mars 1895 à Niort (Deux-Sèvres), mort en déportation le 11 mai 1945 à Sandbostel ; agent technique à Nord-Lumière ; syndicaliste CGT et sympathisant communiste de la Seine.

André Girard était le fils d’un menuisier (Barthélémy Girard) et d’une lingère (Marie-Louise Carré). Il habitait, en 1939, 6 rue des Sept-Arpents, au Pré Saint-Gervais (Seine, Seine-Saint-Denis). Membre de la commission de dépouillement des scrutins au XVe congrès de la Fédération CGT de l’Éclairage tenu à Lyon en juin 1937, il fut élu à la commission exécutive. Il était alors sympathisant communiste. Cette même année, il appartint au comité intersyndical des services publics de la région parisienne.

Secrétaire de séance au comité fédéral du 5 novembre 1939, il se prononça contre l’exclusion des communistes ; il avait d’ailleurs pris position contre la scission dans Le Secteur électrique en septembre-octobre. Évincé de ses responsabilités syndicales, il ne fut pas réintégré par la société Nord-Lumière.

Il fut arrêté le 9 avril 1940, interné au camp de Gurs, il fut jugé par le tribunal militaire de Périgueux le 23 décembre 1940 lors du procès dit des 21. C’est en fait 28 personnes qui furent jugées ce jour là dont treize étaint en fuite parmi lesquelles René Sevi*. Il fut condamné à un an de prison et 1 000 francs d’amende. Interné aux camps de Rouillé puis de Voves, il fut admis un temps à l’hôpital de Chartres. Il fut déporté le 21 mai 1944 au départ du camp de Royallieu à Compiègne vers Neuengamme puis transféré à Sandbostel où il mourut 11 mai 1945 (ce que confirme le site de la Fondation de la déportation).

Son acte de décès fut enregistré au Pré-Saint-Gervais. L’acte de naissance ne comporte aucune mention marginale.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article73246, notice GIRARD André, Germain par Jean-Pierre Besse, version mise en ligne le 12 août 2009, dernière modification le 1er avril 2020.

Par Jean-Pierre Besse

SOURCES : Archives de la justice militaire au Blanc. — René Gaudy, Les porteurs d’énergie, Paris, Temps actuels, 1982. — B. Weiss, La Fédération légale de l’Éclairage CGT (1936-1944), mémoire de maîtrise, Paris VII, 1995.— État civil.

rebonds ?
Les rebonds proposent trois biographies choisies aléatoirement en fonction de similarités thématiques (dictionnaires), chronologiques (périodes), géographiques (département) et socioprofessionnelles.
fiches auteur-e-s
Version imprimable Signaler un complément