GIRAUD Edmond, Victor, Paul, Louis

Par Antoine Olivesi

Né le 14 février 1883 à Marseille (Bouches-du-Rhône) ; avocat ; membre de la SFIO puis du Parti communiste à Marseille.

Edmond Giraud adhéra à la SFIO pendant la campagne électorale de 1910. Il était membre de la 8e section et se classait parmi les hervéistes de la Fédération des Bouches-du-Rhône. En liaison avec les syndicalistes révolutionnaires et les anarchistes marseillais, il participa à de nombreuses manifestations, ou à des conférences, notamment pour le groupe libertaire des Précurseurs. En 1911, il était l’avocat-conseil du comité de défense sociale (CDS) de Marseille et fit campagne en faveur de Jules Durand. Le 1er juin 1913, il prit la parole avec Yvetot et Flaissières, dans un grand meeting régional organisé à Marseille contre les trois ans. Au printemps 1914, devenu membre de la 1re section, il fit campagne pour Saravelli.

Après le congrès de Tours, Edmond Giraud adhéra au Parti communiste. Il fit campagne pour les candidats de ce parti aux élections cantonales d’avril-mai 1922. Secrétaire de la 6e section du PC, Giraud fut élu, en septembre 1923, membre du comité fédéral élargi des Bouches-du-Rhône. Il donna un cours sur « la méthode marxiste » à l’École locale de formation de Marseille, en 1923-1924.

En sa qualité d’avocat, il fut notamment le défenseur de Caretti, inculpé de meurtre dans l’affaire Castelnau en février 1925, puis des mutins de Calvi, en mai 1928. Il participa aussi à de nombreuses cérémonies, telles que l’anniversaire de la mort de Lénine, le 25 janvier 1925, où les commémorations annuelles de la Commune et de l’exécution de Gaston Crémieux.

En juillet 1925, Edmond Giraud appartenait à la cellule n° 2 du deuxième rayon de Marseille. Il se prononça, le 12 janvier 1930, contre le rapport sur la « radicalisation des masses ». Dans les années suivantes, il s’occupa également du SRI et en 1938, d’une chronique juridique dans Rouge-Midi.

Après la Libération, de septembre à décembre 1944, le même Edmond Giraud présida plusieurs réunions du PCF à Marseille où il évoqua son passé de vieux militant et où il compara la force nouvelle acquise par son parti avec les luttes difficiles des années 1920-1930.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article73263, notice GIRAUD Edmond, Victor, Paul, Louis par Antoine Olivesi, version mise en ligne le 13 août 2009, dernière modification le 13 août 2009.

Par Antoine Olivesi

SOURCES : Arch. Dép. Bouches-du-Rhône, M 6/3404, rapports des 26 et 27 février 1911, M 6/3412, rapport du 9 février 1911, M 6/3860, rapport du 28 mars 1911, M 6/10802, 10803 (rapport du 4 juillet 1925), 10806 (rapport des 4 juillet et 19 décembre 1927), 10807 (rapport du 7 mai 1928, M 6/10810, notice du 27 octobre 1911). — Arch. Dép. Var, (Jacques Girault). — Le Petit Provençal, 3 juillet 1914, 6 mai 1922. — L’Ouvrier syndiqué, 1er et 15 juin 1913. — Rouge-Midi, 25 novembre 1938 ; septembre à décembre 1944, notamment le 2 septembre. — D. Moulinard, Le Parti communiste à Marseille... op. cit. — René Bianco, Le Mouvement anarchiste à Marseille... op. cit.

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