JACQUEMOTTE Fernand-Albert, dit Fernand JACK

Par José Gotovitch

Né le 15 mai 1902 à Saint-Gilles (Bruxelles), mort le 25 juin 1960 à Moscou ; apprenti tailleur, employé ; instructeur du Comité mondial des amis de l’URSS pour les pays latins ; fondateur et dirigeant des Amis de l’Union soviétique en Belgique ; membre du comité central du Parti communiste belge (PCB).

Né d’un père tailleur et d’une mère ouvrière du cuir, émigrés à Paris en 1910, neveu de Joseph Jacquemotte, fondateur du PCB, Fernand Jacquemotte milita dès son adolescence parisienne dans les Jeunesses syndicalistes où il occupa des responsabilités à l’échelon du département de la Seine. En 1917, il constitua un groupe de chansonniers révolutionnaires « La Muse Rouge » qui parcourut la France et qui éditait une Revue de propagande révolutionnaire par les arts. Il en fut secrétaire jusqu’en 1928.

En 1925 il adhéra au PCF. Il était employé à l’Union des coopératives de France. Sa santé le contraignit à rentrer en Belgique où il fut rédacteur du quotidien du PCB, Le Drapeau Rouge. En 1929, le journal devint hebdomadaire et le PCB le chargea de créer, à l’exemple de la France, l’Association des Amis de l’URSS. En 1930, il conduisit sa première délégation en URSS. En 1932, le Comité mondial des Amis de l’URSS réuni à Berlin le désigna comme instructeur. Il opéra la réorganisation de l’organisation française à la tête de laquelle il installa Fernand Grenier, qui lui resta proche jusqu’à sa mort. Il passa toute l’année 1933 en Espagne où il parvint à créer une puissante organisation. En 1934, il se rendit en Suisse, aux Pays-Bas et dans les Pays scandinaves. En 1935, il dut reprendre la section belge qu’il dirigea jusqu’à son arrestation. En 1939, il utilisa pleinement les conditions particulières du Pacte pour assurer la poursuite de l’activité publique des AUS.

Arrêté le 22 juin 1941, il fut déporté à Neuengamme et Mauthausen. Rescapé, il fut élu au comité central et devint député de Thuin (Hainaut) en 1946. Non réélu au Parlement en 1949, il demeura au comité central et à la présidence des Amitiés Belgo-soviétiques. Il mourut des suites d’un infarctus dans la polyclinique du quatrième département du ministère soviétique de la Santé, où il avait été accueilli, à l’instar des plus hautes autorités de l’URSS.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article73269, notice JACQUEMOTTE Fernand-Albert, dit Fernand JACK par José Gotovitch, version mise en ligne le 13 août 2009, dernière modification le 8 août 2010.

Par José Gotovitch

SOURCES : RGASPI, 495 193 68. — CARCOB, dossier CCP. — La vie et l’œuvre de Fernand Jacquemotte Président Fondateur des Amitiés Belgo-Soviétiques 1902-1960, Bruxelles, Éditions ABS, 1960, 30 pages.

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