GIRONDEAU Roger, Édouard, Auguste

Par Jacques Girault

Né le 21 mai 1906 à Châtenay-Malabry (Seine, Hauts-de-Seine) ; ajusteur-metteur à Brétigny-sur-Orge (Seine-et-Oise, Essonne) ; ajusteur-metteur au point ; syndicaliste CGT puis FO et militant socialiste SFIO ; conseiller municipal de Brétigny-sur-Orge.

Roger Girondeau, fils de P. Girondeau*, fut adopté par la Nation, le 20 juin 1918. Il reçut tous les sacrements catholiques, obtint le certificat d’études primaires et effectua un apprentissage d’ajusteur à l’usine d’aviation Gnome-Rhône à Paris, Boulevard Kellermann. Il travailla dans une compagnie d’assurances « L’Armoricaine », rue Feydeau à Paris. Après le service militaire à Nancy (Meurthe-et-Moselle) dans l’aviation, il devint ajusteur-metteur au point au centre d’essais en vol de Brétigny-sur-Orge. Il habitait 65 route de Versailles quand il se maria dans la commune, en avril 1929, avec une brodeuse. Père d’une fille née en 1930 et d’un fils, né en 1931, qui avaient reçu les sacrements catholiques, il habita par la suite 51, rue des Prés-Hauts.

Militant de la section socialiste SFIO depuis 1929, coopérateur et mutuelliste, candidat au conseil municipal sur la liste conduite par le maire sortant Jean Longuet*, il obtint, le 5 mai 1935, 348 voix sur 953 inscrits et 825 suffrages exprimés. Il était élu, au deuxième tour, avec 418 voix sur 855 suffrages exprimés. Plus jeune conseiller municipal, il était désigné régulièrement comme secrétaire des séances. Membre de la commission des Finances, de l’Octroi et du Cimetière, le 18 février 1937, il devint membre de la commission qui devait s’occuper de la Cité-jardin. Après l’élection complémentaire de mars 1938, Girondeau fit partie des commissions des Finances, de l’Octroi, du Cimetière, de l’Administration générale, de l’Hygiène, de l’Assistance et du chômage. Trésorier de la section socialiste SFIO, il intervenait parfois dans la presse socialiste du canton (La République sociale).

Affecté spécial au Centre d’essais en vol au début de la guerre, Girondeau, qui avait été très assidu jusqu’alors, cessa de siéger au conseil municipal. Il était indiqué par la suite comme étant en zone Sud. Pourtant, il était proposé par le maire Richet* pour siéger au conseil municipal réorganisé après le 9 mai 1941. Désigné pour la commission des finances, de l’octroi, du cimetière et de l’administration, il ne participa à aucune réunion de l’assemblée.

Le Comité local de Libération le proposa pour faire partie du nouveau conseil municipal, mais il ne participa pas à la première réunion, le 26 novembre 1944, et ne fut pas candidat aux premières élections municipales d’avril 1945.

Roger Girondeau militait dans le syndicalisme (Fédération CGT des ouvriers de l’État) dans le courant Résistance ouvrière, devenu Force ouvrière. Après la scission à la fin de 1947, passé à la CGT-FO, il devint secrétaire permanent de la section fédérale de l’Aéronautique et était le trésorier de la Mutuelle de Châtenay.

Candidat aux élections municipales sur la liste socialiste SFIO, le 19 octobre 1947, Girondeau fut élu avec 890 voix et 103 signes préférentiels (dernière position) sur 5 083 inscrits et 3 992 votants. Élu quatrième adjoint, à la suite d’un accord entre la SFIO et le MRP, délégué au ravitaillement, à la surveillance des prix, à l’agriculture, à l’assainissement du marché, il faisait partie des commissions des fêtes et du personnel.

Réélu en 1953, le 3 mai, Girondeau devint deuxième adjoint avec 10 voix sur 19 suffrages exprimés. Délégué aux travaux, à la voirie, à la viabilité, à l’éclairage, il faisait partie de la commission des sports, de la piscine, des Fêtes.

Le 8 mars 1959, la liste d’action municipale socialiste SFIO sur laquelle il figurait, recueillait 2 009 voix sur 9 531 inscrits et 7 099 votants. Au deuxième tour, elle fusionnait avec la liste du MRP conduite par Mlle Rendu et était élue avec 4 242 voix sur 7 153 suffrages exprimés. Girondeau était alors cinquième adjoint, vice-président de la commission des travaux, de la voirie, de la viabilité, de l’éclairage, délégué à la Caisse des écoles et délégué suppléant au conseil d’administration des syndicats de l’électricité, des eaux, du gaz et des pompes funèbres.

Réélu en mars 1965, deuxième adjoint, délégué aux travaux, à la voirie, au personnel, réélu en 1971, Girondeau siégea au conseil municipal jusqu’en 1977. Il avait refusé l’évolution du Parti socialiste qui avait conclu le Programme commun de la gauche avec le Parti communiste et fut pour cela, exclu du Parti socialiste. Il apporta son soutien, en mars 1977, à la liste qui regroupait les opposants à la liste de l’Union de la gauche.

Retraité, Roger Girondeau vivait en 1985 dans l’île d’Oléron.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article73295, notice GIRONDEAU Roger, Édouard, Auguste par Jacques Girault, version mise en ligne le 13 août 2009, dernière modification le 13 août 2009.

Par Jacques Girault

SOURCES : Arch. Dép. Seine, DM3 46, versement 10451/76/1. — Arch. Com. Châtenay-Malabry. — Presse locale. — Sources orales. — Renseignements fournis par l’intéressé.

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