HUGOL Jean, Marcel

Par Olivier Dedieu

Né le 14 février 1889 à Mireval-Lauragais (Aude), mort le 29 novembre 1979 à Clermont-l’Hérault (Hérault) ; coiffeur, rédacteur préfecture ; militant USR puis SFIO ; conseiller général de Montagnac (Hérault) ; conseiller municipal d’Usclas-d’Hérault puis de Montpellier (Hérault).

Fils d’un ouvrier agricole originaire d’Usclas-d’Hérault, Jean Hugol résidait, au moment de son recensement militaire en 1909, à Saint-Pons de Mauchiens (Hérault). Il était alors coiffeur. Engagé volontaire, il fut rappelé quelques années plus tard, en 1914. Grièvement blessé au front, mutilé de guerre, il s’installa à Adissan en 1919. Selon ses détracteurs SFIO qui l’attaquèrent dans le Devoir socialiste en 1937, il milita successivement au Parti communiste, à la SFIO puis chez les républicains socialistes. En 1924, alors qu’il était devenu secrétaire particulier de sénateur Mario Roustan, il s’installa à Paris. En 1931, les maires républicains socialistes du canton proposèrent à Mario Roustan, alors ministre de l’Instruction publique de se présenter contre le maire SFIO et conseiller général sortant de Montagnac, le docteur Granal. Après le refus du ministre, c’est son ancien secrétaire particulier, devenu inspecteur des assurances sociales qui fut investi et fut battu, de peu, au 2e tour par le sortant. En 1937, il se représenta avec l’étiquette USR contre le SFIO Charles Alliès. Il fut élu conseiller général au 2e tour, obtenant le soutien de la SFIO et du Parti communiste contre le candidat radical. Propagandiste de l’USR, toujours membre de la commission de propagande en 1939, il fut aussi conseiller municipal d’Usclas-d’Hérault et devint rédacteur à la préfecture de l’Hérault. Au-delà de ses engagements politiques, Jean Hugol, mutilé de guerre et ancien combattant de 1914-1918, s’investit dans les mouvements associatifs de mutilés de guerre. En 1929, il fut président de la fédération départementale des blessés crâniens et, en 1937, président de la fédération des plus grands invalides de guerre.

Démissionnaire de son mandat de conseiller général sous Vichy, Jean Hugol, alors directeur de L’office immobilier de Montpellier, adhéra à la section SFIO à la Libération et fut élu conseiller municipal de Montpellier en 1945. Il ne souhaita pas être candidat, même si sa candidature fut évoquée, aux élections cantonales à Montagnac. Il fut par ailleurs administrateur de l’office départemental HBM comme représentant du préfet dès 1945 et en devint président. Gardant ses responsabilités associatives d’avant-guerre, il devint, en 1945, président départemental de l’Union française des anciens combattants (UFAC) et fut élu vice-président du conseil départemental de l’office des anciens combattants lors de sa reconstitution en 1948. Réélu conseiller municipal, il fut, en 1951, sollicité par la SFIO pour représenter le parti lors des élections cantonales dans le 1er canton de Montpellier, mais il refusa d’être candidat.

Dès 1950, il démissionna de la présidence de l’UFAC évoquant des contraintes professionnelles l’obligeant à quitter Montpellier et des raisons de santé. Installé par la suite à Pézenas, il fut candidat aux élections municipales de 1953 sur la liste SFIO. Il resta, jusqu’en 1971, président de l’association des blessés et trépanés de la tête et devint, en 1967, président national de la fédération des plus grands invalides de guerre. En 1972, il fut aussi l’un des fondateurs du comité d’entente des grands invalides.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article73543, notice HUGOL Jean, Marcel par Olivier Dedieu, version mise en ligne le 25 août 2009, dernière modification le 4 septembre 2010.

Par Olivier Dedieu

SOURCES : Arch. Départ. Hérault, 1 R 1230, 1 M 1167, 3 M 1787 et 1813, 313 W 1 à 3, 320 W 10, 322 W 5, 322 W 16, 406 W 122, 356 W 159, 356 W 166, 506 W 326, 999 W 93. — Arch. Office Départ. Hérault des Anciens combattants. — Combat Socialiste, 1947-1955.

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