LEJEUNE Georges, Gustave

Par Claude Pennetier, Michèle Rault

Né le 9 août 1891 à Châteauroux (Indre), mort le 10 janvier 1953 à Châteauroux ; bijoutier-fabricant, garagiste puis directeur de l’OPHBM d’Alfortville (Seine) ; syndicaliste et militant communiste ; conseiller municipal de Maisons-Alfort (Seine, Val-de-Marne).

Fils d’un naturaliste, Georges Lejeune s’engagea volontairement pendant la Première Guerre mondiale puis fut successivement bijoutier-fabricant (1919-1929), garagiste (1929-1932) et directeur de l’Office public des habitations à bon marché d’Alfortville (Seine, Val-de-Marne).

Syndiqué à l’USTICA, militant communiste, Georges Lejeune fut, sans succès, candidat aux élections municipales de 1925 et 1929 à Maisons-Alfort (Seine, Val-de-Marne). Il ne fut élu que le 12 mai 1935 sur la liste d’Albert Vassart. Vice-président de la société d’Instruction scolaire, membre de la caisse des écoles, enfin chef de secteur de la Défense passive, il désavoua le Pacte germano-soviétique et déclara à plusieurs reprises « avoir été trompé ». Il démissionna le 13 avril 1940. Il aurait approuvé la deuxième « lettre ouverte aux ouvriers communistes » que Marcel Gitton diffusa en septembre 1941 ; le conditionnel s’impose car bien des noms ont été utilisés par Gitton sans l’accord des intéressés.

Pressenti pour faire partie de la municipalité sous l’Occupation, le président de la Délégation spéciale nommé pour remplacer les communistes, Maugé, fit son éloge dès le 30 janvier 1940 : " quant à M. Lejeune, il a déclaré à plusieurs reprises avoir été trompé et son attitude à l’égard de la Délégation a été empreinte d’une grande correction. Je dois signaler que les arbres de Noël des enfants de nos colonies du Loiret ont pu, grâce à lui, s’enrichir de beaux jouets qu’il a remis à la Déllégation dans un désir sincère de collaboration dont il y a lieu, semble-t-il de tenir compte" . Il ajoutait en février 1942 : « Sa démission spontanée a été acceptée et la déchéance lui a été épargnée. Pendant les deux années qui se sont écoulées depuis, M. Lejeune nous a toujours prêté le concours le plus dévoué à la Défense passive. Mère de cinq enfants, madame Lejeune a reçu en 1939 la médaille de la famille française. » Le 20 février 1942, Lejeune fut nommé conseiller municipal en tant que représentant des familles nombreuses.

Marié en mars 1914 à Maisons-Alfort et en mai 1926 à Châteauroux, Lejeune y mourut le 10 janvier 1953. Il était alors employé du Trésor dans sa ville natale.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article73691, notice LEJEUNE Georges, Gustave par Claude Pennetier, Michèle Rault, version mise en ligne le 31 août 2009, dernière modification le 22 octobre 2009.

Par Claude Pennetier, Michèle Rault

SOURCES : Arch. Paris, DM3 ; versements 10451/76/1 et 10441/64/2 ; listes électorales et nominatives. — « Lettre ouverte aux ouvriers communistes », BDIC, Q pièce 4007. — État civil de Châteauroux et de Maisons-Alfort.

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