OSSART Roger [OSSART Zéphyr, Roger]

Par Claude Pennetier

Né le 20 février 1915 à Flixecourt (Somme), mort le 14 juin 2001à Paris (XIVe arr.) ; employé, monteur, cadre dans le commerce des machines outils ; militant communiste et syndicaliste CGTU puis CGT réunifiée ; volontaire en Espagne républicaine ; résistant ; secrétaire de l’AVER ; militant de Gentilly (Seine, Val-de-Marne).

Fils d’un ouvrier d’usine et d’une ouvrière d’usine, Roger Ossart fit des études secondaires. D’abord employé, il était au chômage en 1935. Communiste depuis 1934, il avait adhéré au mouvement Amsterdam-Pleyel en 1933 puis à l’association des Amis de l’Union soviétique au début de 1935. Il se syndiqua à la CGTU et à la CGT réunifiée à la veille de son départ en Espagne.

Volontaire en Espagne républicaine à partir du 16 novembre 1936, il se trouvait en 1937 à l’état-major des Brigades internationales. Au mois d’octobre 1937, il rentra en France pour participer à la campagne des élections cantonales. Il retourna en Espagne à la mi-novembre et fut de retour définitivement en France le 21 janvier 1939 après s’être occupé du rapatriement des Brigades internationales. Il avait appartenu à la 14e puis, à la 86e Brigade internationale. Fixé à Arcueil (Seine, Val-de-Marne), il reprit ses activités militantes et collabora aux activités de la direction de l’Amicale des volontaires en Espagne républicaine, Amicale des anciens volontaires français en Espagne républicaine (AVER) dont le siège se trouvait rue Poliveau (Paris, Ve arr.). Il rencontra sa future femme Adèle Arranz (voir Adèle Ossart) en Espagne ; ils se marièrent le 5 avril 1939 à Arcueil. Ossart suivit un stage à l’école du syndicat des Métaux puis entra en juin 1939 comme monteur dans l’aviation chez Matra.

Mobilisé en septembre 1939, puis affecté spécial chez Matra, il fut l’un des responsables clandestins du PCF jusqu’à la débâcle. En septembre 1940, il participa à la formation du comité populaire de l’usine. Arrêté en décembre 1940, condamné à six mois de prison pour infraction au décret Daladier, il eut la chance d’être libéré, son dossier ayant été détruit. Il réintégra son usine en août 1941 et eut à nouveau des fonctions illégales au sein du PCF et de la CGT. Fin 1942, il était responsable des groupes de sabotage et de destruction (GSD) dans la zone Paris-nord. En août 1944, il devint commandant de zone des Francs-tireurs et partisans français (FTPF) du secteur sud de Paris, puis fut muté à l’état-major des Forces françaises de l’intérieur (FFI) Paris-sud (section armement) puis à la direction des FFI auprès de l’état-major général de la guerre. À la fin de 1945, il fut nommé chargé de mission au cabinet du ministre de l’Armement. Exclu du Parti communiste en 1947 sans raison claire mais autorisé à participer aux organisations de masse, il fut réintégré au milieu des années 1960.

Domicilié à Gentilly, Roger Ossart termina sa carrière professionnelle comme cadre dans le commerce des machines outils.

Il était le secrétaire général de l’AVER dans les années 1990.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article73968, notice OSSART Roger [OSSART Zéphyr, Roger] par Claude Pennetier, version mise en ligne le 12 septembre 2009, dernière modification le 28 novembre 2010.

Par Claude Pennetier

SOURCES : Arch. AVER — Arch. A. Marty, S.1. — Paloma Fernandez, Le retour et l’action des anciens volontaires français des Brigades internationales, mémoire de maîtrise, 1984, Paris I. — Rémi Skoulelsky, « Roger Ossart, ancien volontaire des Brigades internationales », Le Monde, 21 juin 2001. — État civil.

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