SAGNIER Marcel

Par Claude Pennetier

Né le 7 avril 1909 à Tergnier (Aisne), mort le 9 décembre 1962 à Villeneuve-le-Roi (Seine-et-Oise, Val-de-Marne) ; peintre en bâtiment puis employé municipal ; militant communiste ; volontaire en Espagne républicaine.

Peintre en bâtiment, Marcel Sagnier, militant communiste, fut embauché comme employé municipal à Villeneuve-le-Roi après les élections municipales de 1935 qui virent la victoire de la liste socialiste-communiste. Ancien secrétaire du rayon communiste local, il fut volontaire en Espagne républicaine du 13 octobre 1936 au 12 novembre 1938. Dès son arrivée, il participa aux combats de la Cité universitaire à Madrid, puis aux batailles de Jarama et de Guadalajara. Il commanda le bataillon « Commune-de-Paris » de la 14e Brigade internationale dont il devint le commandant après la bataille de Cuesta de la Reina en remplacement de Jules Dumont. Il fut blessé à trois reprises, notamment le 14 mars 1938 en rejoignant l’Aragon dans un grave accident de voiture. Un rapport dans de ses officiers, René Nolot atteste alors de l’importance de Sagnier. "C’est un sale coup pour la Brigade. Le regard des copains semble dire qu’ils partagent entièrement mon avis. C’est que Sagnier n’est pas seulement le chef de la Brigade, c’est l’homme pour lequel tous sans exception sont prêts à donner leur vie, si cela est nécessaire. Enfin, Sagnier c’est Sagnier, il n’y en a jamais eu deux en Espagne." Il reprit le commandement de la 14ème Brigade dès le 20 mars après avoir fui l’Hôpital. Il était présent lors des combats meurtriers du 26 mars du Rio Guadalope.
À son retour d’Espagne, il fut fêté à Paris, en novembre 1938, comme un des principaux responsables militaire des Brigades, sous la direction d’André Marty, avec Tanguy (Rol-Tanguy), Dumont et Vittori. Le bureau politique du PCF l’affecta au service d’ordre et à sa section d’organisation.

Marcel Sagnier, fait prisonnier en 1940, passa plusieurs années dans un stalag près de Munich. Après la Seconde Guerre mondiale, il ne retrouva pas la place qui était la sienne en 1939. Rémi Skoutelsky pense qu’il paya le fait de ne pas avoir réussi à s’évader de son stalag. Il se présenta sur la liste d’Union républicaine et résistante présentée en 1947 aux élections municipales par le Parti communiste. Marcel Sagnier resta en contact avec André Marty après l’exclusion de ce dernier en 1953. Il fut vice-président de l’AVER jusqu’à sa mort. En 1971, son épouse était membre du comité national de l’AVER.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article74188, notice SAGNIER Marcel par Claude Pennetier, version mise en ligne le 21 septembre 2009, dernière modification le 3 avril 2021.

Par Claude Pennetier

SOURCES : Arch. AVER. — Paloma Fernandez, Le Retour et l’action des anciens volontaires français des Brigades internationales en région parisienne de 1937 à 1945, mémoire de maîtrise, 1984, Paris I. — « 23 mois au service de l’Espagne Républicaine », Rapport Nolot : RGASPI F.545 Op. 3 D.394 (consultable en ligne) .— Rémi Skoutelsky, L’Espoir guidait leurs pas. Les volontaires français dans le Brigades internationales 1936-1939, Grasset, 1998. — Complément par Eric Panthou.

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