CALVIER Georges, Jean

Par Annie Pennetier

Né le 1er avril 1929 à Montélimar (Drôme) ; ouvrier en cuir ; conseiller municipal de Valenton (Seine-et-Oise, Val-de-Marne) de 1959 à 1965.

Georges Calvier était fils d’un employé de la compagnie des chemins de fer, visiteur au triage de Villeneuve-Saint-Georges (Seine-et-Oise) Edmond Calvier, syndicaliste CGT et père de dix-sept enfants. Georges Calvier fut baptisé car sa mère avait accouché « chez les sœurs », mais il n’eut pas d’éducation religieuse, le père étant anticlérical. Il fit des études primaires mais ne fut pas présenté au certificat d’études, en raison de difficultés scolaires et de la guerre, ce qu’il regretta toujours.

Il commença sa vie professionnelle en 1943 comme ouvrier dans l’usine d’aviation Matra à La Courneuve, fabricant des avions « Dornier » pour l’armée allemande. Il travailla ensuite dans l’entreprise de cuirs- fabrication de ceintures, lacets et bretelles-Collaert au Val Pompadour, puis, en 1961, dans l’entreprise de levure Springer à Maisons-Alfort où il gravit les échelons, d’ouvrier manutentionnaire à agent de maîtrise.

Pendant la guerre, son frère aîné Roger Calvier, jeune militant communiste de Villeneuve-Saint-Georges, fut arrêté et fusillé le 11 août 1942 au Mont-Valérien. Après les bombardements des voies de chemin de fer d’avril 1944, la famille fut relogée à Montgeron, pendant deux ans, les occupants juifs de la maison ayant été arrêtés, puis rendit ce logement à leur retour et s’installèrent dans des bâtiments provisoires à Villeneuve Triage après la Libération, et enfin au Val Pompadour en 1955.

À la Libération, jeune communiste, il adhéra à l’Union des Jeunesses républicaines de France- (UJRF)-et fut responsable du cercle de Villeneuve Triage de 1946 à 1950, avec Odette Noirigat*. Militant syndical CGT, il fut élu délégué du personnel, membre du comité d’entreprise, il était chargé de l’hygiène, la sécurité puis le travail posté chez Springer. Domicilié dans la cité du 48 rue du colonel Fabien, il militait dans l’amicale des locataires CNL (Confédération nationale des locataires).

Il fut élu conseiller municipal communiste de Valenton le 8 mars 1959. Il siégea jusqu’en 1965. La première magistrature municipale était occupée par Fernande Flagon puis Julien Duranton.

Georges Calvier s’était marié à Villeneuve-Saint-Georges (Seine-et-Oise) le 19 avril 1952 avec Gisèle Cléach, fille d’un ouvrier syndiqué CGT de l’entreprise Renault à Boulogne-Billancourt puis à Choisy-le-Roi, couturière à domicile. Ils eurent quatre enfants.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article74235, notice CALVIER Georges, Jean par Annie Pennetier, version mise en ligne le 22 septembre 2009, dernière modification le 10 mars 2010.

Par Annie Pennetier

SOURCES : Arch. Dép. Val-de-Marne, 1711 W 1. — Association de recherches et d’études à Valenton, Valenton des origines à nos jours, 1987. — État civil de Montélimar. — Notes d’Emmanuel Hagen. — Entretien avec Annie Pennetier, 2009.

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