CÉRIGNAN Julien

Par Benoit Willot

Né le 23 octobre 1887 à Oger (actuellement Blancs-Coteaux, Marne), mort le 16 septembre 1952 à Joinville-le-Pont (Seine, Val-de-Marne) ; électricien ; conseiller municipal et responsable socialiste de Joinville-le-Pont (1944-1945).

Julien Vincent Cérignan était le fils de vignerons, Adolphe Albert Cérignan et son épouse Marie Simon. Après la naissance à Paris d’un premier fils en 1908, il épousa Juliette Marie Decraene en avril 1909 dans la même ville. Ils y auront une fille en 1912 avant de s’installer à Joinville-le-Pont, où naîtra leur troisième enfant en 1916.
Julien Cérignan était électricien de la Ville de Paris.

Membre du Parti socialiste SFIO depuis avril 1926, militant de la section de Joinville-le-Pont (Seine, Val-de-Marne), il en fut un des principaux animateurs entre 1927 et au moins 1932. En mai 1929, il fut candidat sur la liste du cartel des gauches, qui associait les radicaux-socialistes (Briolay), des socialistes indépendants (Scornet) et le parti socialiste SFIO. La liste avait recueilli une moyenne de 910 voix au premier tour, contre 825 pour celle du maire sortant, Stephen Durande et 391 pour la liste communiste de Roger Benenson. Au second tour, la liste socialiste-radicale obtient une moyenne de 1025 suffrages, contre 929 à celle de droite et 278 aux communistes qui s’étaient maintenus. La liste du cartel emporte 22 des 27 sièges en jeu. Quatre membres de la SFIO entrèrent au conseil municipal : Georges Roger, adjoint au maire Briolay (radical-socialiste), Bureau, Couillard et Galabert. Cérignan par contre fut battu.

Julien Cérignan se présenta à la commission exécutive de la Fédération socialiste de la Seine en juin 1930, sur la liste « des camarades ayant approuvé le rapport moral » où on retrouve notamment Léon Osmin et Jean Zyromski. Trois colistiers appartenaient à la même section : Victor Hochet, Claude Noizat, Georges Roger.
Jules Cérignan fut nommé secrétaire du comité de presse dans lequel on retrouva notamment Roger et Derivière. Une rupture se produisit entre la section SFIO et les conseillers municipaux, deux d’entre eux (Roger et Bureau) soutenant une liste indépendante contre celle des socialistes lors des municipales partielles d’octobre 1934. Au second tour, tandis que la liste SFIO de Derivière s’était désistée, ce fut la droite de Charles Chaussée qui emporta les 10 sièges en jeu face au communiste Robert Laforest, les indépendants soutenus par les radicaux s’étant également retirés.

En mai 1935, lors des élections municipales générales, Roger et Bureau, ainsi qu’un autre ancien SFIO, Ceretti, furent candidats sur la liste du cartel des gauche (Briolay), Derivière conduisit la liste SFIO et Robert Deloche celle du Parti communiste. Ce sera la liste Lesestre, orientée très à droite, qui remporta le second tour avec 25 sièges contre deux à la gauche fusionnée (les communistes Deloche et Paul Rouhaud) tandis que le centre-gauche est battu. Cérignan n’avait pas été candidat.

Après la libération de la ville le 20 août 1944, Julien Cérignan fut nommé membre de la délégation spéciale nommée par un arrêté préfectoral du 26 septembre et qui s’installa le 13 octobre. Il fit fonction de conseiller municipal jusqu’aux élections d’avril 1945.
En juillet 1945, il se vit attribuer une médaille d’argent par le ministère de l’intérieur. Dans le cadre de la médaille d’honneur départementale et communale. Il était alors aide à l’atelier central des machines au service des eaux et assainissement de Paris.

Julien Vincent Cérignan décéda le 16 septembre 1952 à Joinville-le-Pont, à l’âge de 64 ans. Il fut inhumé au cimetière de la ville.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article74240, notice CÉRIGNAN Julien par Benoit Willot, version mise en ligne le 8 octobre 2009, dernière modification le 29 janvier 2022.

Par Benoit Willot

SOURCES : Arch. Dép. Marne (état civil). — Arch. Dép. Paris (état civil). — Arch. Dép. Val-de-Marne (état civil, recensements). — Arch. mun. Joinville-le-Pont, Notes dactylographiées, s. d. — Arch. Jean Zyromski, dossier Fédération de la Seine, DBMOF. — Journal officiel, 8 juillet 1945. — Bulletin municipal officiel Paris, 27 septembre 1944. — Le Populaire, quotidien, 1927-1932. — Le Petit Parisien, quotidien, 1929. — Voix des communes, hebdomadaire, 1916-1934. — Gazette de l’Est, hebdomadaire, 6 août 1916.

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