DOIZIÉ Louis, René

Par Claude Pennetier, Justinien Raymond

Né le 20 août 1867 à Paris (XVIIe arr.), mort le 11 décembre 1930 à Vitry-sur-Seine (Seine, Val-de-Marne) ; typographe à l’Imprimerie nationale ; syndicaliste CGT ; militant socialiste, maire adjoint socialiste SFIO de Vitry-sur-Seine.

Fils d’un chaudronnier et d’une blanchisseuse, ouvrier typographe et militant de Vitry (Seine, Val-de-Marne), Doizié appartint au POF avant l’unité de 1905 qu’il scella au congrès de la salle du Globe comme délégué du Nord. Il avait déjà été délégué aux congrès de Paris, salle Japy (1899), salle Wagram (1900) et aux congrès du POF de 1900 et de 1901. Quand Doizié participa à ce dernier congrès, à Roubaix, il était dit conseiller municipal. Il représenta la Fédération socialiste SFIO de la Seine au congrès de Lyon (1912), mais il contribua aussi à la propagande socialiste dans le Lot où, à trois reprises, il fut candidat aux élections législatives dans l’arrondissement de Cahors. Il recueillit 498 voix en 1906, 2 313 en 1910 et 5 735 en 1914 contre 12 688 à son vainqueur Anatole de Monzie. En 1919, il prit la tête de la liste socialiste qui recueillit 8 463 voix.

Doizié fut également un militant syndicaliste. Il assista comme délégué au XVe congrès national corporatif - 9e de la CGT - et à la conférence des Bourses du Travail tenus à Amiens du 8 au 16 octobre 1906. Il ne figure pas sur la liste des délégués, mais sa présence est attestée par l’intervention qu’il fit sur les rapports partis-syndicats : « Si je votais, je repousserais la proposition du textile ; mais je ne veux pas infliger de blâme aux politiciens qui comptent, parmi eux, de bons syndiqués.
Je désire qu’on écarte la politique des syndicats, mais qu’on n’aggrave pas la situation en y faisant de la politique abstentionniste et antimilitariste » (cf. c. rendu, p. 159). Doizié lut ensuite un ordre du jour signé par lui-même et par Vaysse de Tulle, en faveur de l’autonomie syndicale.

Louis Doizié signa le manifeste du Comité pour la reconstruction de l’Internationale avant le congrès de Tours et resta au Parti socialiste SFIO. Il fut élu conseiller municipal socialiste SFIO de Vitry-sur-Seine le 10 mai 1925, 1er sur 27, sur une liste dirigée par le communiste Pierre Périé. L’assemblée municipale le désigna comme maire adjoint le 22 février 1926. Il le demeura jusqu’en 1929. Il prit la tête de la liste socialiste au renouvellement des 5 et 12 mai 1929 mais les communistes le devancèrent. Gravement malade, il quitta la vie politique active et mourut un an plus tard.

Sa fille Blanche, militante socialiste, épousa René Jousse. (1872-1953), menuisier, dirigeant socialiste.

Marié, veuf avec enfant ; remarié le 22 janvier 1892 au Mans (Sarthe), il était père de treize enfants nés à Paris Ier arrondissement (1894), Colombes (1897) puis à Vitry à partir de 1901.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article74393, notice DOIZIÉ Louis, René par Claude Pennetier, Justinien Raymond, version mise en ligne le 27 septembre 2009, dernière modification le 28 avril 2022.

Par Claude Pennetier, Justinien Raymond

SOURCES : Arch. Paris, DM3 et Versement 10 451/76/1. — Compte rendu des congrès socialistes. — Hubert-Rouger, Les Fédérations socialistes, II, op. cit., p. 359. — Le Congrès de Tours, édition critique, op. cit. — Témoignage de sa fille Madame Verdier, recueilli par Jacques Girault.

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