GAULTIER Guy, Roger (version 94)

Par André Allamy, Gilbert Déverines

Né le 1er septembre 1923 à Larçay (Indre-et-Loire) ; technicien au ministère de la Reconstruction et de l’Urbanisme, dirigeant d’une entreprise de service ; syndicaliste CGT dans le Bas-Rhin, l’Indre-et-Loire puis permanent syndical à Paris, membre du PCF (1947-1991) ; militant de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne).

Le père de Guy Gaultier exerça plusieurs métiers : chauffeur au château de Larçay, artisan mécanicien garagiste, électricien d’entretien des moteurs aux usines Saint-Gobain. Sa mère, femme de chambre, travailla ensuite comme manœuvre aux usines Saint-Gobain. Syndiqués tous les deux a la CGT depuis 1937, ils participèrent à une grève d’une durée de 56 jours qui leur valut d’être licenciés en 1946.
Guy Gaultier titulaire du certificat d’études primaires, poursuivit ses études à l’école primaire supérieure Paul-Louis-Courier à Tours (Indre-et-Loire) où il obtint en août 1940 le brevet élémentaire et le BEPS.
En octobre 1940, il entra comme manœuvre à l’entreprise Martin & Petit. En 1941 il fut embauché dans une entreprise commerciale comme livreur. Le 9 juin 1943, il refusa de partir pour le STO et, de 1943 à 1944, se cacha dans une ferme de la région de Saumur où il entra dans la Résistance. Dénoncé, il rejoignit Toulouse (Haute-Garonne), mais son oncle Maurice Popouneau avait été arrêté et fusillé. Pris dans une rafle, Guy Gaultier put s’échapper. Il rencontra Raymonde Rauh, une jeune Alsacienne qui allait devenir sa femme. Elle lui fabriqua de faux papiers qui lui permirent de gagner une forêt dans l’Ariège puis un maquis de l’AS (Armée secrète) à Vabre dans le Tarn. Après la Libération, il s’engagea dans la 1re armée française dont il fut démobilisé en mars 1946.
En juillet 1946, il entra au service du ministère de la Reconstruction et de l’Urbanisme (MRU) et travailla successivement à Strasbourg, Tours puis Paris dans l’administration centrale.
Il épousa, le 8 février 1947 à Strasbourg (Bas-Rhin), Raymonde Rauh. Le couple eut quatre enfants.

Guy Gaultier adhéra à la CGT en 1946. Il prit alors des responsabilités : 1946-1947 : membre du bureau de la section syndicale du MRU à Strasbourg, 1947 secrétaire de la section syndicale, élu au comité exécutif national du syndicat ; au titre de la CGT il siégea dans des comités techniques paritaires. De 1950-1958, il fut secrétaire de la section syndicale du MRU à Tours et membre du secrétariat de l’Union départementale de l’UD-CGT. En 1958, il quitta Tours pour assurer le secrétariat général du syndicat national du MRU jusqu’en 1961, dont il démissionna pour devenir directeur de la société d’économie mixte de construction et de rénovation de Vitry-sur-Seine (Seine, Val-de-Marne). En 1963, il succéda à Henri Viala à la gérance puis à la présidence du bureau d’études ORGECO à Paris (société de service spécialisée dans l’assistance aux municipalités pour l’urbanisme et la formation des cadres techniques des collectivités locales). Il fut administrateur de la société BERIM.

Guy Gaultier siégea à de la « commission du comité central du PCF spécialisée dans le secteur municipal ». Il collabora également au travail de l’Association des élus communistes et républicains.
Le 21 septembre 1991, il démissionna du PCF, justifiant sa décision dans une lettre adressée à Georges Marchais : « J’ai cru jusqu’au 27e congrès que l’opinion émise par ceux que vous appelez “les contestataires” vous inciterait à changer et rompre avec vos pratiques dépassées du centralisme démocratique. Il n’en est rien !. »
Guy Gaultier se consacra également à d’autres activités : de 1971 à 1983, il fut secrétaire du comité local de France-URSS de Vitry-sur-Seine. Après son installation à Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire), il se consacra à l’« amicale des anciens du maquis de Vabre », « Rhin et Danube » et à l’ANACR.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article74670, notice GAULTIER Guy, Roger (version 94) par André Allamy, Gilbert Déverines , version mise en ligne le 11 octobre 2009, dernière modification le 22 novembre 2022.

Par André Allamy, Gilbert Déverines

SOURCES : Arch. UD-CGT d’Indre-et-Loire. — Hier aujourd’hui et demain. La CGT en Indre-et-Loire, éditions de la VO, octobre 1995. — Arch. des vétérans du PCF d’Indre-et-Loire, documents écrits de Guy Gaultier. — Entretien avec Annie Pennetier.

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