GRILLOT Marinette

Par Claude Pennetier

Née le 18 juillet 1912 à Paris (XIVe arr.) ; dactylographe ; militante communiste ; conseillère municipale de Choisy-le-Roi (Seine, Val-de-Marne).

Fille d’un chauffeur de taxi, Marinette Hocquard, dactylographe syndiquée dès 1927, adhéra au Parti communiste en 1934 à Choisy-le-Roi. Son frère, André Hocquard, ouvrier des usines des eaux de Choisy-le-Roi, était militant communiste.

Laissons-la raconter ses années de guerre : « 1939 Le jour où l’Humanité et Ce Soir ont cessé de paraître, j’ai, avec d’autres femmes, édité un tract au nom des femmes pour expliquer le Pacte germano-soviétique. Pour cela, j’ai été recherchée et j’ai dû quitter Choisy. Je me réfugie en Touraine. Là, se trouve un camp de concentration de troupes. Je me mets en rapport avec Lucienne Jardry de Choisy (qui fut aussi militante clandestine) qui m’envoie des Huma et VO ronéotés. Je les distribue dans les cantonnements, je discute avec les soldats. Dénoncée par lettre anonyme, je fus l’objet d’un procès, à Chinon, auquel je n’ai pu assister — ceci se passait aux environs de la débâcle. Je me retrouve en juin-juillet 1940 à Fougères.

« Mon mari, alors démobilisé, je rentre à Choisy. Avec lui, Andrieu Jean (mort en déportation) et d’autres camarades, nous réorganisations la section de Choisy ; je travaille avec les copains.

« 5 octobre 1940. Arrestation de tous nos braves copains de Choisy – y compris mon mari.

« Quelque temps après, Lise Ricol vient me voir à la maison et je la mets en rapport avec d’autres copains, – la section de Choisy est réorganisée. J’ai la responsabilité des femmes à Choisy. Lise venait me voir toutes les semaines et me donnait des directives. C’est alors que l’on décidâmes ensemble un tract (journal) s’adressant aux femmes.

« En janvier 1941, à la suite de ce tract, une maladresse, sans doute de la part d’un camarade amena la police chez moi. Je fus condamné à quatre mois de prison (Roquette, Fresnes) ayant nié, il n’a pu être établi que j’étais l’auteur du tract.

« À ma sortie, j’ai été coupée pendant plusieurs mois du Parti par mesure de sécurité.

« Fin 1941-1942, je quitte Choisy, fais des ménages pour vivre et me mets en rapport avec des camarades du XIIIe. Pendant quelques mois j’ai travaillé à la base (solidarité – tracts dans les maisons).

« En avril-mai 1942, je suis mise en rapport avec Claudine Chomat.

« Je devins alors, dactylo liaison, avec elle et d’autres camarades.

« Janvier 1943, il y a une chute de la responsable technique –qui parla – coupée à nouveau.

« Juin-juillet 1943, je passe sur le Parti. Je connus alors Bossus, Gillot, Ballanger, Lecoeur (liaison dactylo).

« 1944 j’étais dans un des appareils de Lecœur, jusqu’à la Libération. »

Sténodactylo au journal l’Humanité, épouse d’André Grillot, Marinette Grillot fut élue conseillère municipale communiste de Choisy-le-Roi (Val-de-Marne) le 29 avril 1945. Son mari lui succéda aux élections de 1947. Le maire était Alfred Lebidon.

Elle avait suivi une école fédérale en 1944 et était secrétaire du comité féminin de Choisy. Militante de l’UFF, elle militait également au syndicat CGT des employés.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article74752, notice GRILLOT Marinette par Claude Pennetier, version mise en ligne le 13 octobre 2009, dernière modification le 22 novembre 2022.

Par Claude Pennetier

SOURCES : Arch. Dép. Val-de-Marne, 1 Mi 2426. — Arch. de la fédération communiste du Val-de-Marne. — État civil de Paris XIVe arr., recherches infructueuses.

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