FERRARE Raymond

Par Mise à jour par Marie-Cécile Bouju

Né le 7 juin 1911 à Villejuif (Seine), mort le 6 mai 1980 à Flée (Sarthe) ; infirmier ; syndicaliste et militant communiste de Villejuif (Seine, Val-de-Marne).

Fils d’un employé et d’une infirmière, Raymond Ferrare avait son certificat d’études primaires. Il entra à l’école Estienne, école des imprimeurs de Paris, en 1924. Il abandonna sa scolarité au bout d’un an.

Le 28 septembre 1935, Ferrare entra comme infirmier à l’Asile d’aliénés de Villejuif où il habitait rue Victor-Hugo. Il était, en 1939, secrétaire responsable de la branche santé du Syndicat du personnel des services publics et de santé de la région parisienne.

Ferrare fut mobilisé du 2 septembre 1939 au 4 août 1940. Démoblisé, il trouva un emploi à l’Ecole psychiatrique de Villejuif de septembre au 15 novembre 1940.

Militant communiste depuis 1936, Raymond Ferrare était soupçonné d’être un membre du Parti communiste clandestin en novembre 1940 : « des renseignements obtenus auprès de la direction de l’asile où il est employé, il résulte qu’il mène de façon sournoise une active propagande communiste auprès des employés de l’asile » (rapport de police, 5 novembre 1940).

Le directeur de l’Asile appliqua le décret de Vichy du 17 juillet 1940 qui lui permit de renvoyer " les indésirables" ; ainsi soixante employés dont des syndicalistes et des communistes furent révoqués le 15 novembre 1940. S’en suivirent alors une vague d’arrestation de six militants de l’asile,René Balyn, Gallois, Gaston Pelletier,, Bourg,Auguste Lazard, Pierre Herz et Raymond Ferrare qui réussit à s’échapper.

Ferrare fut employé chez le fabriquant de meubles Thonet Frères de mai 1941 à janvier 1943. Menacé par le STO, il entra dans la clandestinité et se réfugia à Bonneval (Eure-et-Loir). Membre du PCF clandestin, puis du Front national de lutte pour la libération et l’indépendance de la France, il entra dans les FTPF en août 1943. Il fut particulièrement chargé des impressions clandestines et créa à Thiais une imprimerie clandestine. Puis il travailla avec Barral dans une autre imprimerie clandestine rue des Suisses à Paris. En novembre 1943, il devint responsable de l’appareil technique du PCF clandestin.

La police française l’arrêta le 22 avril 1944, à l’imprimerie de la rue des Suisses où il travaillait pour l’appareil central du parti communiste clandestin. Interné à Fresnes (Seine, Val-de-Marne) jusqu’au 25 mai, puis à Compiègne (Oise) jusqu’au 4 juin, il fut déporté en Allemagne à Neuegamme, puis Orianenburg (kommado Litcherfelde).

Libéré le 13 juin 1945, Ferrare fut rapatrié le 14 juin. Il fut hospitalisé dans un sanatorium.

Raymond Ferrare était divorcé.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article74870, notice FERRARE Raymond par Mise à jour par Marie-Cécile Bouju, version mise en ligne le 18 octobre 2009, dernière modification le 3 février 2019.

Par Mise à jour par Marie-Cécile Bouju

SOURCES : Arch. PPo. 88. — Arch. de Paris registre des élèves, Arch. Ecole Estienne. - SHD GR 16 P 221645. - État civil de Villejuif, 17 mai 1984. — Villejuif à ses martyrs de la barbarie nazie municipalité et section communiste de Villejuif, 1945. - Paul Chauvet. La Résistance chez les fils de Gutenberg dans la Deuxième Guerre mondiale. Paris : à compte d’auteur, 1979, p. 369.

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