LOYAU Alphonse [LOYEAU Alphonse selon l’état civil]

Par Claude Pennetier, Nathalie Viet-Depaule

Né le 23 mai 1877 à Montluçon (Allier), mort le 31 octobre 1951 ; secrétariat de l’Union corporative des ouvriers mécaniciens de la Seine ; conseiller municipal de Paris.

Alphonse Loyau
Alphonse Loyau
Hubert-Rouger, Les Fédérations socialistes, t. III, op. cit., p. 229.

Fils d’un journalier de la métallurgie, Alphonse Loyau fut très tôt acquis aux idées socialistes dont son père fut un adepte au lendemain de l’Empire. Il vint à Paris, en 1896, pour exercer son métier de mécanicien et se mêla très vite à la vie militante. De 1906 à 1912, appelé au secrétariat de l’Union corporative des ouvriers mécaniciens de la Seine, il déploya ses qualités d’organisateur pour diriger des grèves dans les grandes usines automobiles de la région parisienne. Il assista comme délégué au XVIIe congrès national corporatif — 11e de la CGT — et à la 4e conférence des Bourses du Travail tenus à Toulouse du 3 au 10 octobre 1910. Il y représentait divers syndicats d’ouvriers tourneurs, mécaniciens, métallurgistes, etc. et il demanda que la fédération des mécaniciens fusionne avec celle des métaux comme cela avait été prévu au congrès de Marseille en 1908 — cf. c. rendu, pp. 239-240 et 244-246. Il assista également au XVIIIe congrès, Le Havre, septembre 1912, comme représentant de divers syndicats de métallurgistes. En 1913, il quitta ses fonctions syndicales pour entrer comme rédacteur à l’Humanité et collabora à la rubrique “Vie sociale”. Il appartint toutefois encore à la commission exécutive de la Fédération des Métaux puisqu’il en démissionna en juillet 1914, estimant que cette responsabilité était incompatible avec son mandat municipal.

Loyau, avait en effet été désigné par le groupe socialiste du quartier du Père-Lachaise (XXe arr.) pour succéder au conseiller Émile Landrin (voir ce nom, tome 13) et avait été élu, le 11 juin 1914. Réélu le 30 novembre 1919, il fit partie des 204 signataires de la motion du Comité pour la reconstruction de l’Internationale. Resté donc fidèle au Parti socialiste SFIO, il conserva son siège, le 3 mai 1925 et le 12 mai 1929. En 1933, il suivit les néo-socialistes au Parti socialiste de France et, fut à nouveau plébiscité, sous cette étiquette, le 12 mai 1935. Il garda ses fonctions municipales jusqu’en juin 1941.
Marié, Loyau mourut le 31 octobre 1951. Il était chevalier de la Légion d’honneur.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article75133, notice LOYAU Alphonse [LOYEAU Alphonse selon l'état civil] par Claude Pennetier, Nathalie Viet-Depaule, version mise en ligne le 3 novembre 2009, dernière modification le 27 octobre 2018.

Par Claude Pennetier, Nathalie Viet-Depaule

Alphonse Loyau
Alphonse Loyau
Hubert-Rouger, Les Fédérations socialistes, t. III, op. cit., p. 229.

SOURCES : Arch. Dép. Seine, DM3 ; versement 10451/76/1. — Procès verbal de la réunion de la commission exécutive de la Fédération des Métaux. — Le congrès de Tours, édition critique, op. cit.Nos édiles, op. cit. — État civil. — Comptes rendus des congrès. — Compère-Morel, Grand Dictionnaire socialiste, p. 488.

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