DASH Jack

Né en 1907 à Londres (Southwark) ; syndicaliste, communiste.

Jack Dash a connu une enfance pauvre et quand il quitte l’école, à l’âge de quatorze ans, il doit aussitôt gagner sa vie. Au hasard de l’embauche il sera garçon de courses ou chasseur dans un salon de thé. Il s’engage alors dans l’armée. Quand il revient à la vie civile, il travaille dans le bâtiment et devient un syndicaliste convaincu. Puis, en 1936, il entre au Parti communiste. Il va déployer une très grande activité dans le mouvement national des chômeurs (National Unemployed Workers’ Movement) et c’est alors qu’il apprend à parler en public et s’initie à la technique d’organisation et d’infiltration.

En 1945, après quelque temps chez les sapeurs-pompiers, Dash trouve une place de docker au port de Londres. Dorénavant et pendant un quart de siècle, c’est là qu’il va exercer ses capacités de meneur, de leader des masses. L’organisme où il milite est connu sous le nom de Collectif des travailleurs du port de Londres (Unofficial Port Workers’ Commiitee). La condition des dockers était telle que malgré son étiquette de communiste et sa réputation de militant fanatique, Dash a toujours été suivi par les travailleurs. Le mouvement syndical officiel, pour sa part, leur paraissait lointain et la situation tout à fait particulière du travail dans les docks stimulait l’action à la base. Dash s’est trouvé ainsi au centre d’une série de conflits « sauvages » (unofficial disputes), ce qui permet à la presse, généralement hostile, de le présenter au public comme l’archétype de l’agitateur et du trublion.

Dash abandonne son métier en 1970. Il a alors soixante-trois ans et désormais, tout en continuant de s’intéresser à la politique, il s’adonne à la peinture.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article75396, notice DASH Jack, version mise en ligne le 12 décembre 2009, dernière modification le 12 décembre 2009.

ŒUVRE ET BIBLIOGRAPHIE : La meilleure source de renseignements sur Dash est son autobiographie, publiée en 1969 : Good Moming, Brothers ! (Salut, Camarades !), Londres, 1969. — Quand il prend sa retraite, le Times lui consacre un article, le 17 février 1970.

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